Trump juge la réponse iranienne «totalement inacceptable»
Une banderole représentant le président américain Donald Trump avec le slogan «Le Libérateur» est photographiée à Jérusalem, le 30 avril 2026. © Ahmad Gharabli / AFP

Le président américain Donald Trump a vivement rejeté la réponse iranienne à la dernière proposition américaine visant à mettre fin au conflit, la qualifiant de «totalement inacceptable».

«Je viens de lire la réponse des soi-disant “représentants” de l’Iran. Je n’aime pas cela, TOTALEMENT INACCEPTABLE !», a-t-il écrit sur Truth Social, sans détailler les points contestés.

Selon Axios, M. Trump a également déclaré lors d’un bref échange téléphonique dimanche qu’il rejetterait cette réponse, après dix jours d’attente de la Maison Blanche pour obtenir une position iranienne. Washington espérait des avancées vers un accord, mais la réaction du président américain indique le contraire.

«Je n’aime pas leur lettre. Ce n’est pas approprié. Je n’aime pas leur réponse», a-t-il encore affirmé, ajoutant : «Ils jouent ce jeu avec de nombreux pays depuis 47 ans».

Donald Trump a également confirmé, toujours selon Axios, s’être entretenu dimanche avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou au sujet de la réponse iranienne, dans le cadre d’un échange qu’il a qualifié de «très bon appel», ajoutant : «Nous avons une bonne relation». Il a toutefois précisé que les négociations avec l’Iran relevaient de «sa situation à lui, pas de celle des autres».

L’Iran a transmis sa réponse à Washington plus tôt dans la journée via le Pakistan en posant plusieurs conditions majeures, notamment le maintien de son contrôle sur le détroit stratégique d’Ormuz.

 

Citant des sources proches du dossier, l’agence de presse privée iranienne Tasnim affirme que Téhéran exige la poursuite de la gestion du détroit dans le cadre des arrangements proposés. Ce passage maritime, crucial pour le commerce mondial de pétrole, demeure au cœur des tensions régionales.

L’Iran demanderait également la levée de toutes les sanctions américaines liées au pétrole, la suppression des restrictions du Bureau du contrôle des avoirs étrangers américain (OFAC) sur les ventes de brut iranien, ainsi que la libération des fonds iraniens gelés à l’étranger.

Toujours selon ces sources, la réponse, transmise via un médiateur pakistanais, inclut aussi une clause portant sur un cessez-le-feu au Liban.

Par ailleurs, selon le Wall Street Journal, l’Iran propose la fin des combats et une réouverture progressive du détroit d’Ormuz à mesure que les États-Unis lèvent leur blocus sur les ports iraniens.

Le quotidien indique également que les questions nucléaires seraient négociées sur 30 jours, avec une suspension temporaire de l’enrichissement d’uranium, mais pour une durée inférieure au moratoire de 20 ans proposé par Washington, et un rejet du démantèlement des installations nucléaires.

Le journal ajoute que Téhéran propose de diluer une partie de son uranium hautement enrichi et d’en transférer le reste vers un pays tiers, avec des garanties de restitution en cas d’échec des négociations ou de retrait américain de l’accord.

Cependant, l’agence Tasnim, citant une source informée, a contesté plusieurs éléments publiés par le Wall Street Journal, affirmant que certaines informations «ne reposent pas sur la réalité dans des parties significatives».

Ces divergences s’inscrivent dans un contexte de fortes tensions entre Washington et Téhéran, alors que les deux parties cherchent une issue diplomatique au conflit déclenché par l’escalade militaire impliquant l’Iran, Israël et les États-Unis.

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