Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a estimé vendredi qu'il était «inacceptable» que l'Iran contrôle le détroit d'Ormuz, ajoutant que Washington attendait avant la fin de la journée une réponse à la proposition américaine pour mettre fin à la guerre.
«L'Iran prétend désormais que cette voie navigable internationale lui appartient et qu'il a le droit de la contrôler. (...) C'est une situation inacceptable qu'ils tentent de normaliser», a déclaré M. Rubio à des journalistes lors d'une visite à Rome.
Il commentait une information selon laquelle Téhéran a créé une autorité spéciale chargée d'approuver les passages par cette voie navigable stratégique, de facto bloquée depuis le début des frappes américano-israéliennes contre l'Iran le 28 février dernier.
«Qu'est-ce que le monde est prêt à faire à ce sujet ? Le monde va-t-il accepter que l'Iran contrôle désormais une voie navigable internationale?», a lancé le secrétaire d'État.
Il a insisté «sur une résolution aux Nations Unies que nous essayons de faire avancer, dans laquelle le monde et l'ONU auront l'occasion, par l'intermédiaire du Conseil de sécurité, de voter et de dire: “Nous ne leur permettrons pas d'essayer de contrôler le détroit”».
La question a été soulevée lors de ses entretiens à Rome vendredi avec la Première ministre italienne Giorgia Meloni et son homologue Antonio Tajani.
M. Rubio a par ailleurs déclaré s'attendre à une réponse iranienne dans la journée aux propositions américaines de règlement du conflit.
«Nous attendons une réponse de leur part dans la journée... J'espère sincèrement que ce sera une offre sérieuse», a déclaré le chef de la diplomatie américaine, qui a achevé une visite de deux jours en Italie en s'exprimant devant les journalistes dans l'enceinte de l'ambassade des États-Unis.
Un mois après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu, Washington attend une réponse de Téhéran à sa dernière proposition pour mettre fin durablement à la guerre et obtenir une reprise du trafic dans le détroit d'Ormuz, verrouillé par l'Iran et où quelque 1.500 navires et 20.000 membres d'équipage restent bloqués.
AFP



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