Guerre au Moyen-Orient: le trafic de l'aéroport de Dubaï s'est effondré en mars
Le trafic de l’aéroport de Dubaï chute de 66% en mars, fortement impacté par la guerre au Moyen-Orient. ©Macourt Media/pexels

Le trafic de l'aéroport de Dubaï s'est effondré de 66% en mars sur un an, au moment où les Émirats arabes unis faisaient face à des frappes de l'Iran, selon des statistiques officielles publiées lundi.

L'aéroport, qui était avant la guerre le deuxième au monde pour le nombre de passagers derrière Atlanta (États-Unis), n'a accueilli que 2,5 millions de voyageurs au cours du mois, après avoir subi «une période de perturbations qui ont contraint la capacité de l'espace aérien et les programmes de vol», a précisé le bureau de presse du pays dans un communiqué.

Lissé sur l'ensemble du premier trimestre, le trafic a chuté de 21% comparé à la même période un an plus tôt, à 18,6 millions de passagers, selon la même source.

Sur l'ensemble de 2025, la plateforme avait accueilli 95,2 millions de voyageurs, et elle en visait initialement 99,5 millions cette année.

«Maintenant que l'espace aérien des Émirats arabes unis est totalement revenu à la normale, les aéroports de Dubaï prennent des mesures décisives (...) pour augmenter le nombre de vols, conformément aux capacités des couloirs aériens dans la région», selon Abou Dhabi.

Pendant la guerre au Moyen-Orient, du 28 février au cessez-le-feu entré en vigueur le 8 avril, l'aéroport international de Dubaï a été visé plusieurs fois par des drones, tout comme des installations militaires américaines du Golfe, mais aussi des infrastructures civiles de ces pétromonarchies, du Koweït à Oman.

L'Iran ripostait ainsi à l'offensive israélo-américaine lancée le 28 février contre son territoire.

«Les événements extraordinaires de ces dernières semaines sont sans précédent pour une plateforme de correspondance aérienne de cette importance», a remarqué le directeur général des aéroports de Dubaï, Paul Griffiths, cité dans le communiqué.

Les aéroports du Golfe comme Dubaï, mais aussi Abou Dhabi et Doha, soutenus par les autorités locales, ont bâti leur modèle économique sur les passagers en correspondance, bénéficiant de leur position au carrefour des liaisons vers et depuis les Amériques, l'Europe, l'Asie et l'Océanie.

La quasi paralysie de ces installations lors des premières semaines du conflit a provoqué le chaos dans le transport aérien mondial.

AFP

Commentaires
  • Aucun commentaire