Le président cubain dénonce le «niveau dangereux» des menaces de Trump
Cette composition d’images, réalisée le 11 janvier 2026, montre le président cubain et premier secrétaire Miguel Díaz-Canel (à gauche) avant une photo de famille lors du sommet des BRICS à Rio de Janeiro, au Brésil, le 7 juillet 2025 ; et le président américain Donald Trump montant à bord d’Air Force One avant son départ pour la Corée du Sud, à l’aéroport de Haneda à Tokyo, le 29 octobre 2025. ©Mauro Pimentel / AFP

Les menaces d'agression militaire de Donald Trump contre Cuba ont atteint un «niveau dangereux et sans précédent», a dénoncé samedi le président cubain, Miguel Diaz-Canel, qui a appelé la communauté internationale à réagir.

Le président américain a réitéré vendredi, lors d'une allocution en Floride, sa menace de «prendre le contrôle» de Cuba, suggérant qu'un porte-avions américain pourrait s'y arrêter «sur le chemin du retour d'Iran».

«Le président des États-Unis porte ses menaces d’agression militaire contre Cuba à un niveau dangereux et sans précédent», a réagi Miguel Diaz-Canel sur le réseau social X.

Il a appelé la communauté internationale à «en prendre note» et à décider «aux côtés du peuple des États-Unis» s'il sera permis qu'«un acte criminel aussi radical soit commis».

Selon le chef de l'État cubain, une intervention militaire américaine viserait avant tout à «satisfaire» les intérêts de la communauté d’exilés cubains installés en Floride, «un groupe restreint mais riche et influent, animé par un désir de revanche et de domination».

«Aucun agresseur, aussi puissant soit-il, ne trouvera de reddition à Cuba», a encore averti Miguel Diaz-Canel.

Les déclarations de Donald Trump en Floride, où réside la plus grande communauté cubaine à l'étranger, ont été faites quelques heures après la signature par le président américain d'un décret présidentiel durcissant les sanctions américaines contre le gouvernement de La Havane et des entités qui collaborent avec lui.

Le président américain, qui applique une politique de pression maximale contre Cuba depuis le début de l'année, estime que l'île communiste, située à 150 kilomètres des côtes de Floride, continue de représenter «une menace extraordinaire» pour la sécurité nationale des Etats-Unis.

Outre l'embargo américain en vigueur depuis 1962, Washington, qui ne cache pas son souhait de voir un changement de régime à La Havane, impose depuis janvier à l'île un blocus pétrolier, n'ayant autorisé depuis lors l'arrivée que d'un seul pétrolier russe.

Vendredi, un défilé dénonçant les menaces d'agression américaine a été organisé à l'occasion du 1ᵉʳ Mai face à l'ambassade des États-Unis à La Havane, auquel ont participé le dirigeant révolutionnaire Raul Castro, 94 ans, et le président cubain.

AFP

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