Trump menace de retirer des troupes américaines d’Espagne et d’Italie
Le président américain Donald Trump s'exprime après avoir signé plusieurs décrets dans le Bureau ovale de la Maison Blanche, à Washington, le 30 avril 2026. ©Brendan Smialowski / AFP

Washington agite la menace d’un retrait militaire d’Europe du Sud. Jeudi, le président américain Donald Trump a déclaré qu’il «retirerait probablement» des troupes américaines stationnées en Espagne et en Italie, dans une nouvelle salve contre le chef du gouvernement espagnol Pedro Sánchez et la Première ministre italienne Giorgia Meloni.

Depuis le Bureau ovale, M. Trump a accusé l’Italie de n’avoir «été d’aucune aide» aux États-Unis, tandis qu’il a qualifié l’Espagne d’«absolument horrible». Rome et Madrid ont refusé que leurs bases servent aux avions militaires américains engagés dans la guerre contre l’Iran.

Cette sortie intervient après des critiques similaires visant le chancelier allemand Friedrich Merz. Les trois alliés européens de l’OTAN ont exprimé des réserves sur la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran.

Pedro Sánchez s’est imposé ces derniers mois comme l’un des principaux contrepoids européens à Donald Trump. Giorgia Meloni, longtemps considérée comme l’une de ses alliées les plus proches en Europe, a quant à elle pris ses distances ces dernières semaines, dans un contexte politique intérieur délicat à l’approche des élections prévues en 2027.

Le ministre italien de la Défense, Guido Crosetto, a dit ne pas comprendre les raisons d’un éventuel retrait américain. Les États-Unis disposent actuellement d’environ 12.000 militaires en Italie et de quelque 3.800 en Espagne. En Europe, seule l’Allemagne accueille un contingent plus important, avec plus de 36.000 soldats.

Berlin, contrairement à Rome et Madrid, autorise l’utilisation de la base aérienne de Ramstein pour coordonner les opérations américaines contre l’Iran. Un retrait des forces américaines d’Allemagne serait toutefois complexe, coûteux et long à mettre en œuvre, tout en affaiblissant considérablement la capacité de projection militaire de Washington.

Selon des responsables de la défense cités par Politico, aucun retrait immédiat n’est prévu à ce stade, même si les propos du président américain sont pris très au sérieux.

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