Syrie: arrestation d'un ancien général accusé de l'attaque au gaz sarin dans la Ghouta en 2013
Des personnes sont assises devant une affiche représentant le président syrien Bachar al-Assad portant un masque à gaz, lors d’un événement dans la ville d’Afrin, tenue par les rebelles dans le nord de la Syrie, le 20 août 2023, marquant le 10e anniversaire des attaques chimiques ayant tué plus de 1.400 personnes dans la Ghouta, près de la capitale. ©Rami al Sayed / AFP

Un ancien général syrien accusé d'être l'un des responsables d'une meurtrière attaque chimique au cours de la guerre civile en 2013 a été arrêté, a annoncé mercredi le ministre syrien de l'Intérieur Anas al-Khattab.

«Adnan Abboud Hilweh, l'un des officiers de premier plan responsables du massacre chimique dans la Ghouta (l'oasis de Damas, ndlr) orientale en 2013, est à présent détenu dans la prison du département du contre-terrorisme», a indiqué le ministre sur X.

Selon les services de renseignement américains, plus de 1.000 personnes ont été tuées par du gaz sarin dans la banlieue de Damas.

L'attaque a été attribuée au gouvernement syrien de Bachar el-Assad. Le gouvernement avait à l'époque nié toute implication et mis en cause les rebelles.

M. Hilweh est l'un des trois généraux syriens accusés en 2022 par le département d'État américain d'implication dans «de graves violations des droits de l'homme, à savoir le déni flagrant du droit à la vie d'au moins 1.400 personnes dans la Ghouta».

Il a été notamment sanctionné par l'Union européenne et le Royaume-Uni.

La guerre civile en Syrie a fait en 13 ans plus d'un demi-million de morts et des millions de déplacés. Des dizaines de milliers de personnes ont disparu, souvent dans le système carcéral extrêmement brutal du pays.

Les nouvelles autorités syriennes se sont engagées à ce que justice soit faite concernant les atrocités commises sous Bachar el-Assad.

Les militants des droits humains et la communauté internationale ont souligné l'importance d'une justice de transition dans ce pays.

Le procès de Bachar el-Assad et de figures clés de son entourage, dont l'un a comparu devant la cour, les autres étant jugés par contumace, a débuté avec une première audience lundi.

Bachar el-Assad s'est enfui à Moscou avec quelques proches en décembre 2024, avant la prise de Damas par les nouvelles autorités islamistes.

AFP

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