L'ambassade des États-Unis à Bagdad a félicité mercredi le nouveau Premier ministre irakien désigné, Ali al-Zaidi, nommé après de fortes pressions américaines pour empêcher le retour au pouvoir de Nouri al-Maliki, perçu comme proche de l'Iran voisin.
«La mission des États-Unis en Irak adresse ses meilleurs vœux» à M. Zaidi, alors qu'il «travaille à former un gouvernement capable de répondre aux aspirations des Irakiens à un avenir meilleur et pacifique», a écrit l'ambassade dans un message publié sur X.
Elle a ajouté «se tenir en solidarité avec le peuple» dans ses objectifs «de sauvegarder la souveraineté de l'Irak et promouvoir la sécurité à l'abri du terrorisme».
Cinq mois après les élections législatives et au terme d'intenses tractations, le président irakien Nizar Amedi a chargé lundi l'homme d'affaires Ali al-Zaidi de former une équipe gouvernementale dans un délai de 30 jours.
Le Cadre de coordination, alliance de factions chiites majoritaire au Parlement, avait initialement soutenu l'ex-Premier ministre Nouri al-Maliki mais a dû faire marche arrière après la menace du président américain Donald Trump de retirer tout soutien à Bagdad.
Selon une source politique interrogée par l'AFP, le choix de M. Zaidi est intervenu «après concertation» avec des représentants américains.
Depuis l'invasion menée par les États-Unis qui a renversé Saddam Hussein en 2003, l'Irak, pays à majorité chiite, tente de maintenir un équilibre délicat entre ses liens avec les États-Unis et sa proximité avec Téhéran.
Le nouveau Premier ministre devra répondre à une demande formulée de longue date par Washington : le désarmement des groupes soutenus par l'Iran, que les États-Unis considèrent comme des organisations terroristes.
Pendant la guerre au Moyen-Orient, déclenchée fin février par des frappes israélo-américaines sur l'Iran, ces factions ont visé des intérêts américains en Irak et à travers la région.
AFP
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