Irak: l'ambassade américaine félicite le Premier ministre désigné et dit espérer un avenir «pacifique»
Cette photo distribuée, prise et diffusée par le bureau de presse du Premier ministre irakien le 28 avril 2026, montre le nouveau Premier ministre désigné Ali al-Zaidi en train de parler au téléphone dans son bureau à Bagdad. ©Bureau de Presse du Premier ministre irakien / AFP

L'ambassade des États-Unis à Bagdad a félicité mercredi le nouveau Premier ministre irakien désigné, Ali al-Zaidi, nommé après de fortes pressions américaines pour empêcher le retour au pouvoir de Nouri al-Maliki, perçu comme proche de l'Iran voisin.

«La mission des États-Unis en Irak adresse ses meilleurs vœux» à M. Zaidi, alors qu'il «travaille à former un gouvernement capable de répondre aux aspirations des Irakiens à un avenir meilleur et pacifique», a écrit l'ambassade dans un message publié sur X.

Elle a ajouté «se tenir en solidarité avec le peuple» dans ses objectifs «de sauvegarder la souveraineté de l'Irak et promouvoir la sécurité à l'abri du terrorisme».

Cinq mois après les élections législatives et au terme d'intenses tractations, le président irakien Nizar Amedi a chargé lundi l'homme d'affaires Ali al-Zaidi de former une équipe gouvernementale dans un délai de 30 jours.

Le Cadre de coordination, alliance de factions chiites majoritaire au Parlement, avait initialement soutenu l'ex-Premier ministre Nouri al-Maliki mais a dû faire marche arrière après la menace du président américain Donald Trump de retirer tout soutien à Bagdad.

Selon une source politique interrogée par l'AFP, le choix de M. Zaidi est intervenu «après concertation» avec des représentants américains.

Depuis l'invasion menée par les États-Unis qui a renversé Saddam Hussein en 2003, l'Irak, pays à majorité chiite, tente de maintenir un équilibre délicat entre ses liens avec les États-Unis et sa proximité avec Téhéran.

Le nouveau Premier ministre devra répondre à une demande formulée de longue date par Washington : le désarmement des groupes soutenus par l'Iran, que les États-Unis considèrent comme des organisations terroristes.

Pendant la guerre au Moyen-Orient, déclenchée fin février par des frappes israélo-américaines sur l'Iran, ces factions ont visé des intérêts américains en Irak et à travers la région.

AFP

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