Le président iranien appelle la population à économiser l'électricité
Un enfant utilise la lampe torche de son téléphone portable pour descendre de son appartement lors d’une coupure de courant à Islamabad, le 15 avril 2026.

Le président iranien Massoud Pezeshkian a appelé samedi la population à économiser l'électricité, avertissant que, s'il n'y a pas de pénurie pour l'instant, les États-Unis et Israël cherchent à semer le «mécontentement» parmi les Iraniens.

«Nous adressons une demande simple à notre cher peuple, aujourd'hui mobilisé sur le terrain: réduire sa consommation d'électricité et d'énergie», a-t-il déclaré à la télévision d'État.

«Nous n'avons pas besoin que les gens se sacrifient pour le moment, mais nous devons maîtriser la consommation. Au lieu de dix lumières, deux suffisent dans une maison. Qu'y a-t-il de mal à cela?», a-t-il ajouté.

Aucune coupure de courant n'a été signalée ces derniers jours à Téhéran, la capitale qui avait été frappée intensément au premier jour de l'attaque américano-israélienne le 28 février. Une trêve est en vigueur depuis le 8 avril.

M. Pezeshkian a accusé les ennemis de l'Iran de viser les infrastructures et d'imposer un blocus «afin que la satisfaction actuelle se transforme en mécontentement».

Le président américain Donald Trump a menacé à plusieurs reprises de détruire les infrastructures électriques iraniennes, sans toutefois passer à l'acte jusqu'à présent.

Avant même le conflit actuel avec les États-Unis et Israël, l'Iran subissait des coupures d'électricité fréquentes lors des pics de consommation en hiver et en été.

Selon l'Agence internationale de l'énergie, l'Iran produit près des quatre cinquièmes de son électricité à partir du gaz naturel, une ressource dont il est autosuffisant grâce à d'importants gisements.

Cette production est complétée par du fioul lourd de mauvaise qualité, appelé mazout, utilisé dans les centrales les plus anciennes.

Le vieillissement des infrastructures, le manque d'investissements et l'impact des sanctions internationales ont toutefois laissé le réseau électrique incapable de répondre à la demande.

En novembre 2024, le gouvernement avait instauré des coupures tournantes de deux heures pour maintenir le système électrique en fonctionnement.

Les autorités ont également réduit les horaires de travail des fonctionnaires, éteint l'éclairage autoroutier et imposé des coupures de quatre heures aux usagers agricoles.

M. Pezeshkian avait déjà lancé plusieurs campagnes de sensibilisation pour réduire la consommation d'énergie.

La capitale iranienne fait également face à une crise de l'eau. Le président avait averti l'an dernier que Téhéran pourrait devoir être évacuée en l'absence de pluies hivernales.

AFP

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