Un pétrolier détourné au large de la Somalie 
Des pétroliers sont visibles au terminal à conteneurs de Khor Fakkan, le seul port naturel en eau profonde de la région et l’un des principaux ports à conteneurs de l’émirat de Charjah, le long du détroit d’Ormuz — une voie maritime par laquelle transite un cinquième de la production mondiale de pétrole — le 23 juin 2025. ©Giuseppe Cacace / AFP

Un pétrolier a été détourné mardi alors qu'il se trouvait au large des côtes somaliennes, a indiqué samedi l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO.

La Somalie, baignée au nord par le golfe d'Aden et à l'est par l'océan Indien, est un repaire historique de piraterie.

Après un pic en 2011, les actes de piraterie avaient fortement diminué avec le déploiement de bâtiments de guerre internationaux (UE, Inde...), la création de la PMPF (Force de police maritime du Puntland, un État somalien) et l'installation de gardes armés à bord de navires commerciaux.

Ces derniers mois, plusieurs incidents ont ravivé le spectre d'une résurgence de la piraterie au large de la Corne de l'Afrique.

Selon l'UKMTO, un «incident» a été signalé à environ 90 kilomètres au nord-est de Mareeyo, à l'est de la Somalie.

«Les autorités militaires ont signalé que des personnes non autorisées avaient pris le contrôle du pétrolier et le conduisaient 77 milles marins plus au sud, dans les eaux territoriales somaliennes», a poursuivi l'UKMTO, sans donner plus de détails.

Interrogées, les autorités somaliennes n'ont pour l'heure pas donné suite.

Jeudi, l'agence de sécurité maritime britannique avait également évoqué le détournement par «onze individus armés» d'un navire de pêche battant pavillon somalien.

«Ensemble, ces événements indiquent une menace crédible de piraterie», selon l'UKMTO.

En octobre dernier, des assaillants ont réussi à se hisser à bord d'un pétrolier qui se trouvait à environ 1.000 kilomètres des côtes somaliennes. Deux incidents similaires avaient été rapportés dans les mois précédents.

La Somalie, pays instable confronté depuis plus de 15 ans à une insurrection menée par les islamistes radicaux shebab, se trouve à l'entrée du détroit de Bab-el-Mandeb, entre la mer Rouge et le golfe d'Aden, l'une des routes commerciales les plus fréquentées du monde, reliant l'océan Indien au canal de Suez.

Ce détroit est encore plus stratégique depuis la fermeture du détroit d'Ormuz, par où transitait avant le conflit 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) mondiaux.

AFP

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