Le pétrole oscille entre prudence et espoir de reprise du dialogue irano-américain
Des méthaniers attendent à un poste de chargement au terminal GNL de PetroChina Jiangsu, au port de Yangkou à Rudong, dans la province orientale du Jiangsu, en Chine, le 24 avril 2026. ©AFP

Les cours du pétrole évoluent sans direction claire vendredi, dans un marché suspendu aux signaux diplomatiques entre Washington et Téhéran. Plus tôt dans la journée, un responsable pakistanais avait indiqué que le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi était attendu dans la soirée à Islamabad, où une nouvelle série de discussions serait envisagée.

Aucune confirmation n’a toutefois été donnée sur d’éventuelles rencontres avec des représentants américains, alors que la capitale pakistanaise se prépare à accueillir ce deuxième cycle de pourparlers.

Vers 12H40 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juin, progressait de 0,31% à 105,40 dollars. De son côté, le West Texas Intermediate (WTI), équivalent américain pour la même échéance, reculait légèrement de 0,02% à 95,83 dollars.

À l’annonce de la venue du chef de la diplomatie iranienne, les prix avaient initialement reculé, de 0,48% pour le Brent et de 1,1% pour le WTI.

Pour Ole R. Hvalbye, analyste chez SEB, toute perspective de discussions «va dans le bon sens» et ravive l’espoir d’un compromis entre les deux pays. Mais il appelle à la prudence, rappelant les échecs passés et la complexité du dossier.

Même prudence du côté de Kathleen Brooks, pour qui «le Pakistan et d’autres pays s’efforcent en coulisses de réunir les deux parties autour de la table», notamment pour sortir de l’impasse autour du détroit d’Ormuz.

Le blocage de cette voie stratégique continue de peser sur l’offre mondiale. «Le volume de pétrole disponible diminue de jour en jour», souligne l’analyste, alors que les anticipations de prix sont orientées à la hausse.

Donald Trump a affirmé jeudi avoir «tout le temps du monde» face à l’Iran, estimant que Téhéran se trouvait, lui, sous pression.

Selon Ole R. Hvalbye, un baril de Brent proche des 100 dollars suggère que le marché parie sur «une réouverture à la mi-mai» du détroit d’Ormuz. Tout retard supplémentaire pourrait entraîner une hausse significative des prix.

Le risque d’escalade reste par ailleurs présent. Donald Trump a indiqué avoir ordonné à la marine américaine d’«abattre et tuer tous les bateaux, aussi petits soient-ils (…) qui posent des mines» dans cette zone hautement sensible.

Avec AFP

Commentaires
  • Aucun commentaire