Qui est Simon Karam, nommé à la tête de la délégation libanaise?
L'ancien ambassadeur, Simon Karam. ©Al-Markazia

Le président Joseph Aoun a annoncé lundi que Simon Karam présidera la délégation libanaise chargée des négociations directes avec Israël en vue de mettre fin aux hostilités et de rétablir la souveraineté sur l’ensemble du territoire libanais. Pour la première fois depuis 1993, des représentants libanais et israéliens s’étaient assis autour d’une même table, le 15 avril, à Washington sous médiation américaine.

Qui est ce diplomate dont le nom revient à des moments critiques de l’histoire du Liban? 

Une carrière diplomatique

Né en 1950 à Jezzine, Simon Karam est diplômé en droit de l’université Saint-Joseph de Beyrouth. Il entame son parcours dans la vie publique en 1990, lorsqu’il est nommé gouverneur de la Békaa, une première étape qui l’inscrit dans les rouages de l’administration territoriale.

Deux ans plus tard, il rejoint le service diplomatique et est nommé ambassadeur du Liban à Washington en 1992. Il occupe ce poste durant une période brève, quittant ses fonctions en 1993 dans un climat de divergences politiques et institutionnelles au sein de la diplomatie libanaise.

Le tournant politique de Kornet Chehwan

Après son retrait de la diplomatie, Simon Karam s’engage dans la vie politique au début des années 2000. Il participe à la création du Rassemblement de Kornet Chehwan –  groupe réunissant des personnalités chrétiennes opposées à la tutelle syrienne au Liban, sous l’égide du patriarche maronite Nasrallah Sfeir – et du courant du 14 Mars.

Dans ce cadre, il contribue aux travaux politiques et aux prises de position de ces mouvements.

Une figure rappelée dans les moments de tension régionale

À partir de 2005, il se retire progressivement de la vie partisane pour se consacrer à son activité d’avocat. Il continue néanmoins à intervenir de manière ponctuelle dans le débat public, notamment sur des questions liées à la souveraineté et aux équilibres politiques internes.

En décembre 2025, son nom réapparaît dans le contexte du «mécanisme» de surveillance du cessez-le-feu avec Israël, où il est désigné pour représenter une composante civile et diplomatique au sein du dispositif jusque-là strictement militaire. Son profil est alors perçu comme celui d’un connaisseur des dossiers politiques et institutionnels sensibles.

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