La Syrie déjoue un projet d'attaque du Hezbollah depuis son territoire
La Syrie dit avoir déjoué un projet d’attaque du Hezbollah, qui nie toute implication. ©Photo by DELIL SOULEIMAN / AFP

Le ministère syrien de l'Intérieur a annoncé dimanche avoir déjoué un projet du Hezbollah pro-iranien visant à mener une attaque depuis le territoire syrien.

Le mouvement islamiste libanais a entraîné le 2 mars le Liban dans une nouvelle guerre avec Israël, en soutien à son allié iranien face à Israël et aux États-Unis, jusqu'à l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu de dix jours au Liban annoncé jeudi par Washington.

Les autorités syriennes ont réussi à «déjouer un plan de sabotage ourdi par une cellule liée à la milice terroriste du Hezbollah, qui visait à déstabiliser la région», a annoncé le ministère de l'Intérieur dans un communiqué.

Les membres de la cellule ont camouflé un véhicule de transport civil et l'ont équipé de «matériel destiné au tir de roquettes (...)», a-t-il ajouté.

Le ministère a indiqué plus tôt avoir arrêté «des membres d'une cellule de sabotage (...) liée au Hezbollah et à des loyalistes au pouvoir déchu de Bachar al-Assad (...) qui préparait une attaque depuis le territoire syrien contre des cibles situées à l'extérieur des frontières», dans la province de Qouneitra, frontalière d'Israël.

«Un plan de sabotage, ourdi par une cellule liée à la milice terroriste du Hezbollah, a été déjoué (...)», a aussi souligné une source officielle à Sana.

«La cellule envisageait de lancer des roquettes au-delà des frontières dans un objectif de déstabilisation», a-t-elle précisé.

Les nouvelles autorités syriennes, qui ont renversé le pouvoir de Bachar al-Assad fin 2024, ont pris leurs distances avec l'influence iranienne et se montrent hostiles au Hezbollah, qui avait combattu aux côtés du président déchu.

Damas a annoncé la semaine dernière avoir démantelé une «cellule» qui planifiait une attaque contre «une personnalité religieuse» non identifiée à Damas.

Le Hezbollah a alors démenti tout lien avec cette cellule et assuré ne mener «aucune activité» en Syrie.

La formation chiite a accusé «la présence de services de renseignement» sur le sol syrien qui «cherchent à attiser les tensions entre le Liban et la Syrie».

Sous Assad, la Syrie faisait partie de l'alliance dite «axe de la résistance» mise en place par l'Iran contre Israël, et facilitait les transferts d'armes et d'argent de l'Iran au Hezbollah.

En février, les autorités syriennes avaient annoncé avoir démantelé une cellule responsable d'attaques visant le quartier de Mazzeh à Damas, affirmant que les armes provenaient du Hezbollah, qui avait là encore nié toute implication.

AFP

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