L'armée israélienne a annoncé samedi avoir établi une «ligne jaune» de démarcation dans le sud du Liban, comme dans la bande de Gaza, et mené des frappes depuis la veille contre des suspects qui s'approchaient de ses troupes.
«Au cours des dernières 24 heures, les forces (israéliennes déployées) au sud de la ligne jaune, dans le sud du Liban, ont repéré des terroristes qui violaient les arrangements du cessez-le-feu et s'étaient approchés des forces à partir de zones au nord de la ligne jaune d'une manière présentant une menace immédiate», indique un communiqué militaire publié au deuxième jour de la trêve avec le Liban et évoquant pour la première fois cette «ligne jaune».
«Immédiatement après leur identification, et afin de faire disparaître cette menace, l'armée de l'Air et les forces sur le terrain ont attaqué les terroristes en plusieurs secteurs du sud du Liban», ajoute le texte, mentionnant également «des tirs d'artillerie (israéliens) pour appuyer les forces terrestres opérant dans la zone».
Le président américain Donald Trump a annoncé jeudi l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu entre Israël et le Liban, où l'armée israélienne était de nouveau en guerre ouverte contre le mouvement islamiste libanais Hezbollah, allié de l'Iran, depuis le 2 mars.
Le président libanais Joseph Aoun et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ont indiqué avoir accepté ce cessez-le-feu de dix jours effectif depuis minuit heure locale vendredi (21h00 GMT jeudi).
Dans son communiqué, l'armée israélienne déclare qu'elle agit conformément aux directives reçues du gouvernement israélien et qu'elle «est autorisée à prendre les mesures nécessaires à la légitime défense face aux menaces [...] les actions de défense et de neutralisation des menaces n'étant pas limitées pendant la période de cessez-le-feu».
«Israël ne bombardera plus le Liban. Ils ont INTERDICTION de le faire de la part des États-Unis Ça suffit!!!» avait écrit jeudi le président américain sur sa plateforme Truth Social.
Les bombardements israéliens au Liban ont fait près de 2.300 morts depuis le 2 mars, selon le ministère de la Santé libanais.
Du côté israélien, la guerre avec le Hezbollah a fait trois morts en Israël, auxquels s'ajoutent 13 soldats tués au combat dans le sud du Liban.
Dans la bande de Gaza, la «ligne jaune» est le nom donné à la ligne de démarcation entre la zone sous contrôle du mouvement islamiste palestinien Hamas et celle tenue par l'armée israélienne (qui représente plus de 50% de ce petit territoire) après le repli des troupes israéliennes opéré dans le cadre du cessez-le-feu très fragile en vigueur depuis octobre.
AFP



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