Le chef de l'armée et le Premier ministre pakistanais ont annoncé samedi avoir bouclé des visites diplomatiques distinctes dans le cadre des efforts pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
Le maréchal Asim Munir, puissant chef d'état-major de l'armée, a conclu une visite de trois jours en Iran où il a rencontré de hauts responsables. Ces discussions montrent «la volonté inébranlable du Pakistan à faciliter une solution négociée (...) et à promouvoir la paix et la stabilité», selon un communiqué de l'armée.
Des pourparlers entre les États-Unis et l'Iran pourraient avoir lieu au Pakistan dans les jours qui viennent.
Le maréchal Munir s'est notamment entretenu avec le président iranien Massoud Pezechkian, le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi et l'influent président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf.
MM. Araghchi et Ghalibaf avaient mené la délégation iranienne lors des pourparlers qui se sont tenus samedi dernier à Islamabad entre l'Iran et les États-Unis, mais qui ont échoué.
De son côté, le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a annoncé samedi avoir bouclé une tournée diplomatique dans trois pays – Arabie saoudite, Qatar et Turquie – dans le cadre des efforts pour mettre fin à la guerre lancée par les États-Unis et Israël contre l'Iran.
«Je quitte Antalya (Turquie) (...) avec une détermination renouvelée (...) à poursuivre notre étroite coopération visant à promouvoir le dialogue et la diplomatie pour une paix et une stabilité durables dans la région», a tweeté M. Sharif.
L'Iran a menacé samedi de refermer le détroit stratégique d'Ormuz si les États-Unis maintenaient leur blocus des ports iraniens, après avoir annoncé la veille sa réouverture complète pour les navires commerciaux.
Le président américain Donald Trump a déclaré à l'AFP qu'un accord de paix était «très proche» et affirmé que l'Iran avait accepté de remettre son uranium enrichi, un point clé des négociations.
«On va aller le chercher, on va le rapporter aux États-Unis sous peu», a affirmé le républicain à l'occasion d'un rassemblement du mouvement conservateur Turning Point USA à Phoenix, en Arizona.
Mais Téhéran a nié avoir accepté le transfert de ses stocks d'uranium hautement enrichi.
AFP



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