Le dollar à la peine, le marché veut croire en un apaisement au Moyen-Orient
La façade de la Bourse de New York (NYSE) est photographiée avant la cloche de clôture à New York, le 8 avril 2026. ©CHARLY TRIBALLEAU / AFP

Le dollar est toujours plombé vendredi par l'optimisme des investisseurs sur la tenue de nouvelles discussions entre Téhéran et Washington, ces derniers guettant des preuves tangibles d'un refroidissement des tensions.

Vers 09H25 GMT (11H25 à Paris), la devise américaine lâchait 0,15% à la monnaie unique européenne, à 1,1799 dollar pour un euro, et refluait de 0,08% face à la livre sterling, à 1,3538 dollar.

Derek Halpenny, analyste chez MUFG, constate que le dollar est «fragilisé» par un «optimisme persistant quant à la conclusion prochaine d'un accord entre les États-Unis et l'Iran et à un rétablissement rapide de l'approvisionnement énergétique».

Donald Trump a déclaré que l'Iran avait accepté de céder son uranium enrichi, l'une des exigences des États-Unis pour s'accorder avec Téhéran. «Il y a de très bonnes chances que nous parvenions à un accord», a affirmé le président américain.

Un cessez-le-feu est aussi entré en vigueur au Liban vendredi pour dix jours, bien que l'armée libanaise ait dénoncé aussitôt des violations de la part d'Israël dans le sud du pays.

Cependant, «aucun commentaire public officiel du régime iranien n'est venu corroborer l'optimisme de Trump», dont les «propos très politiques contrastent avec les prises de position plus techniques et défensives de l'Iran, qui traduisent une forte réticence du côté iranien à donner l'impression d'être le pays qui cède», tempère M. Halpenny.

La veille, le billet vert avait repris de l'allant pour cette raison, profitant de son statut de valeur refuge en temps d'incertitudes, de devise d'échanges des hydrocarbures et de la relative indépendance énergétique des États-Unis par rapport au Golfe.

Par ailleurs, les demandes initiales d'allocations chômage publiées jeudi ont chuté cette semaine aux États-Unis à 207.000, un chiffre inférieur à la prévision médiane des économistes sondés par Bloomberg, de 213.000.

«Cette résilience économique, conjuguée à l'impact inflationniste de la hausse des prix de l'énergie, écarte désormais la possibilité d'une baisse imminente des taux d'intérêt par la Réserve fédérale» américaine, relève Derren Nathan, analyste chez Hargreaves Lansdown.

Dans le compte-rendu de sa réunion de mars dévoilé jeudi, la Banque centrale européenne (BCE) a de son côté insisté sur la nécessité de garder «la main ferme» en pleine guerre au Moyen-Orient, se donnant le temps d'évaluer ses répercussions économiques avant toute riposte monétaire.

Pour autant, en l'absence de données suffisantes, «les anticipations du marché d'une hausse de taux lors de sa réunion d'avril ont continué de diminuer», souligne Benjamin Schroeder, d'ING.

Cours de vendredi Cours de jeudi


09H25 GMT   22H00 GMT

EUR/USD 1,1799  1,1781

EUR/JPY 187,76  187,50

EUR/CHF 0,9227  0,9231

EUR/GBP 0,8715  0,8709

USD/JPY 159,14  159,17

USD/CHF 0,7820  0,7838

GBP/USD 1,3538  1,3527
 

AFP

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