Communiqué conjoint à l’issue des pourparlers tripartites à Washington: une prochaine réunion en vue
Le secrétaire d'État américain Marco Rubio (au centre) s'exprime lors d'une réunion avec l'ambassadrice du Liban aux États-Unis, Nada Hamadeh Moawad (deuxième à droite), et l'ambassadeur d'Israël aux États-Unis, Yechiel Leiter (deuxième à gauche), au Département d'État à Washington, DC, le 14 avril 2026. ©Oliver Contreras / AFP

Le département d'État américain a publié un communiqué conjoint, à l’issue des pourparlers libano-israélo-américains tenus à Washington.

«Le département d'État américain a tenu, le 14 avril 2026, une réunion trilatérale réunissant le secrétaire d’État Marco Rubio, le conseiller Michael Needham, l’ambassadeur des États-Unis au Liban Michel Issa, l’ambassadeur d’Israël aux États-Unis Yechiel Leiter, ainsi que l’ambassadrice du Liban aux États-Unis Nada Hamadeh Mouawad.

Cette réunion constitue le premier contact de haut niveau entre les gouvernements israélien et libanais depuis 1993. Les participants ont mené des discussions jugées fructueuses sur les étapes nécessaires au lancement de négociations directes entre les deux pays.

Les États-Unis ont félicité les deux parties pour cette avancée qualifiée d’historique, réaffirmant leur soutien à la poursuite des discussions ainsi qu’aux plans du gouvernement libanais visant à rétablir le monopole de l’État sur les armes et à mettre fin à l’influence iranienne jugée excessive. Washington a également exprimé l’espoir que ces pourparlers aillent au-delà de l’accord de 2024 et débouchent sur un accord de paix global. Les autorités américaines ont par ailleurs réitéré leur soutien au droit d’Israël à se défendre face aux attaques en cours du Hezbollah, soulignant que tout accord de cessation des hostilités devrait être conclu entre les gouvernements concernés, sous médiation américaine, et non via des canaux parallèles. Elles ont enfin estimé que ces négociations pourraient ouvrir la voie à une aide substantielle à la reconstruction du Liban, à une relance économique et à un élargissement des opportunités d’investissement pour les deux pays.

De son côté, Israël a exprimé son soutien au désarmement de l’ensemble des groupes armés non étatiques et au démantèlement des infrastructures qualifiées de terroristes au Liban, affirmant sa volonté de coopérer avec le gouvernement libanais afin d’atteindre cet objectif dans le respect de la sécurité des populations des deux pays. L’État hébreu s’est également dit prêt à s’engager dans des négociations directes pour régler l’ensemble des différends en suspens et parvenir à une paix durable favorisant la stabilité et la prospérité régionales.

Pour sa part, le Liban a insisté sur la nécessité urgente de mettre en œuvre pleinement la déclaration de cessation des hostilités de novembre 2024, réaffirmant les principes d’unité territoriale et de souveraineté pleine et entière de l’État. Il a appelé à un cessez-le-feu et à l’adoption de mesures concrètes pour faire face à la crise humanitaire aiguë que continue de subir le pays en raison du conflit.

Les trois parties ont convenu de lancer des négociations directes à une date et en un lieu qui seront déterminés ultérieurement d’un commun accord.»

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