Netanyahou apporte son soutien au blocus des ports iraniens annoncé par Washington
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou donne une conférence de presse à Jérusalem le 19 mars 2026. ©Ronen Zvulun / AFP

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a affiché lundi son soutien au blocus des ports iraniens décidé par Donald Trump, se disant en étroite coordination sur le sujet avec les États-Unis.

«L’Iran a enfreint les règles (des pourparlers de paix au Pakistan), le président Trump a décidé d’imposer un blocus naval», a déclaré Netanyahou à l’occasion du Conseil des ministres, selon une vidéo diffusée par son bureau.

«Nous soutenons bien sûr cette position ferme, et sommes en coordination constante avec les États-Unis».

Les États-Unis ont annoncé qu’ils entameraient lundi à 14H00 GMT un blocus des ports iraniens, après l’échec de pourparlers avec Téhéran à Islamabad, une perspective qui a fait repartir à la hausse les cours du pétrole et suscite une vive inquiétude.

L’Iran a dénoncé un acte de «piraterie», et a menacé de frapper les ports des pays du Golfe, des voisins déjà visés par des frappes iraniennes lors de la guerre déclenchée fin février par l’offensive israélo-américaine contre l’Iran.

Selon Netanyahou, qui a invoqué les informations transmises par les Américains à l’issue du cycle de discussions au Pakistan, Téhéran a violé les termes des négociations dès le départ.

«La rupture est venue du côté américain, qui ne pouvait tolérer la violation flagrante par l’Iran des conditions préalables à l’ouverture des négociations», a-t-il déclaré en Conseil des ministres.

«L’accord prévoyait un cessez-le-feu et l’ouverture immédiate du détroit par les Iraniens. Ils ne l’ont pas fait. Les Américains ne pouvaient pas l’accepter», a-t-il ajouté.

La «question centrale» pour Donald Trump est le retrait de l’ensemble de l’uranium hautement enrichi d’Iran, ainsi que «la garantie qu’il n’y ait plus d’enrichissement dans les années à venir, voire les décennies à venir», a-t-il aussi indiqué.

«C’est leur priorité, et bien sûr, c’est important pour nous aussi.»

AFP

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