La Russie reste prête à accueillir sur son sol de l’uranium enrichi iranien dans le cadre d’un éventuel accord de paix entre Washington et Téhéran, a répété le Kremlin lundi.
«Cette proposition a été formulée par le président (Vladimir, ndlr) Poutine lors de contacts avec les États-Unis ainsi qu’avec des pays de la région», a déclaré le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, en réponse à une question de l’AFP lors d’un point presse quotidien.
«L’offre tient toujours, mais n’a pas été suivie d’effet», a-t-il ajouté.
Les pays occidentaux, États-Unis en tête, et Israël, ennemi juré de la République islamique, soupçonnent l’Iran, qui possède plus de 400 kg d’uranium hautement enrichi, de vouloir se doter de l’arme nucléaire, ce que Téhéran dément.
Les États-Unis et Israël ont commencé à frapper massivement l’Iran le 28 février, déclenchant une guerre régionale.
Téhéran a répliqué avec des tirs de missiles et de drones sur plusieurs États de la région et en fermant de facto le détroit d’Ormuz, passage stratégique où transite d’ordinaire un cinquième de l’approvisionnement mondial en pétrole.
Un fragile cessez-le-feu de deux semaines entre Washington et Téhéran est entré lundi dans son sixième jour.
Dimanche, après l’échec de négociations avec l’Iran au Pakistan, Donald Trump a annoncé la mise en place d’un blocus naval américain des ports iraniens à compter de lundi 14H00 GMT.
«De telles actions continueront probablement d’avoir des répercussions négatives sur le marché international», a commenté M. Peskov.
AFP



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