La France va organiser avec le Royaume-Uni «dans les tout prochains jours une conférence avec les pays prêts à contribuer» à «une mission multinationale pacifique destinée à restaurer la liberté de navigation» dans le détroit d’Ormuz, a annoncé lundi le président Emmanuel Macron.
«Cette mission strictement défensive et distincte des belligérants aura vocation à se déployer dès que la situation le permettra», a ajouté le président français sur le réseau X. Cette initiative ne vise pas à s’inscrire directement dans les efforts américains dans la région.
Dans le même temps, le Royaume-Uni a clairement pris ses distances avec la décision de Washington. «Nous ne soutenons pas le blocus», a déclaré le Premier ministre britannique Keir Starmer sur la BBC, quelques heures avant l’entrée en vigueur du blocage des ports iraniens annoncé par Donald Trump.
«Nous avons été clairs sur le fait que nous n’allions pas nous laisser entraîner dans cette guerre», a-t-il ajouté, tout en reconnaissant la participation britannique à des «actions défensives» depuis le début du conflit fin février.
Emmanuel Macron n’a pas commenté directement la décision américaine d’un «blocus» naval dans ce passage stratégique du Golfe, mais a appelé à ne ménager «aucun effort» pour «parvenir rapidement à un règlement solide et durable du conflit au Moyen-Orient par la voie de la diplomatie».
«Pour y parvenir, toutes les questions de fond doivent être traitées en leur apportant une réponse durable (…) afin de permettre la reprise d’une navigation libre et sans entrave dans le détroit d’Ormuz et de favoriser un retour à la stabilité dans la région», a-t-il insisté.



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