CENTCOM: Le blocus des ports iraniens à partir de 14H00 GMT
Le président américain Donald Trump s'entretient avec le secrétaire d'État Marco Rubio lors d'un combat d'arts martiaux (MMA) à Miami, le 11 avril 2026. ©Julia Demaree Nikhinson / POOL / AFP

Les États-Unis ont annoncé qu'ils allaient imposer à partir de lundi un blocus aux ports iraniens après l'échec des pourparlers directs entre les deux pays, imputé par Washington à un refus de Téhéran de renoncer à ses ambitions nucléaires.

Dès l'annonce de l'impasse, le Pakistan, hôte de ces négociations, a appelé au respect de la trêve de deux semaines convenue entre les États-Unis et l'Iran mercredi. Mais, aucune des deux parties ne s'est exprimée sur le devenir du cessez-le-feu devant expirer le 22 avril.

L'armée américaine a annoncé dimanche qu'elle imposerait à partir de lundi à 14H00 GMT un blocus aux "navires de toutes nationalités entrant ou sortant des ports et zones côtières iraniens", faute d'accord pour mettre fin au conflit.

Mais elle a précisé qu'elle autoriserait la circulation des navires ne partant pas ou ne se dirigeant pas vers l'Iran à travers le détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial et l'approvisionnement en pétrole, selon un communiqué du Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom.

Selon le Wall Street Journal, le président des États-Unis Donald Trump envisagerait de reprendre des frappes militaires limitées contre l’Iran pour débloquer les négociations. Washington n’exclurait pas une campagne de bombardements plus large, bien que jugée moins probable. 

Plus tôt dans la journée, le président avait annoncé sur son réseau social Truth que son pays allait entamer un "processus de BLOCUS de tous les navires tentant d'entrer ou de sortir du détroit d'Ormuz", dans sa première réaction à l'annonce, dans la nuit, de l'échec des négociations.

 

Sans détailler les modalités d'une telle opération, alors que le passage est verrouillé par l'Iran depuis le début de la guerre, il a affirmé sur Fox News que le Royaume-Uni "et quelques autres pays" enverraient des dragueurs de mines. Selon le Financial Times et Sky News, Londres ne participerait pas au blocus.

L'Iran "ne cèdera à aucune menace", a répondu le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, qui conduisait la délégation iranienne à Islamabad.

Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique, ont menacé de piéger leurs ennemis dans un "tourbillon mortel", affirmant avoir "entièrement sous contrôle" la navigation dans le détroit, où Téhéran a instauré des droits de passage.

Le chef de la marine militaire iranienne, l'amiral Shahram Irani, a qualifié les menaces de blocus de Donald Trump de "ridicules".

Selon l'agence de presse iranienne Fars, deux pétroliers battant pavillon pakistanais, qui se dirigeaient vers le détroit, ont fait demi-tour dimanche, tandis que des centaines de navires de commerce restent bloqués.

"Il y a peu de raisons de penser qu'un blocus contraindrait l'Iran à capituler. En fait, la résilience dont le pays a fait preuve jusqu'à présent suggère l'inverse", estime Danny Citrinowicz, chercheuur à  l'Institut d'études sur la sécurité nationale (INSS) de Tel-Aviv.

Selon lui, un tel dispositif exigerait en outre un "déploiement massif et prolongé de ressources américaines".

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