Vingt-quatre personnes ont été arrêtées au Koweït pour financement d'entités «terroristes», selon le ministère de l'Intérieur de cette monarchie du Golfe, une source de sécurité précisant que cinq anciens parlementaires faisaient partie des mis en cause.
Les forces de sécurité ont mené une opération qui a permis de «faire échouer une association de malfaiteurs visant à saper la sécurité du pays» et à contribuer au «financement d'entités et d'organisations terroristes», a affirmé le ministère dans un message publié samedi soir sur X.
«L'agence de sécurité de l'État a réussi à appréhender 24 ressortissants (du Koweït, NDLR), dont l'un avait été déchu de sa nationalité, en possession d'argent lié à des activités interdites», selon la même source.
Une source sécuritaire s'exprimant sous couvert d'anonymat a pour sa part indiqué à l'AFP que cinq anciens parlementaires koweïtiens figuraient parmi les personnes interpellées.
Le ministère a évoqué une activité illicite «de rassemblement de fonds sous des prétextes religieux (...) pour leur transfert, en suivant des instructions venant de l'extérieur du pays», sans plus de précisions sur les organisateurs ni le ou les pays tiers concernés.
Le mois dernier néanmoins, le Koweït avait arrêté six personnes soupçonnées de liens avec le Hezbollah libanais, dans le cadre d'une enquête sur des projets «d'assassinats» dans le pays.
Le mouvement islamiste pro-iranien a déjà démenti plusieurs fois toute présence au Koweït.
Depuis que l'Iran a visé les pétromonarchies du Golfe alliées des États-Unis en représailles à l'attaque israélo-américaine déclenchée le 28 février, les autorités de ces Etats ont multiplié les opérations contre des personnes ou organisations soupçonnées d'être liées à la République islamique ou de la soutenir.
AFP



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