Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a demandé jeudi à son homologue pakistanais de confirmer que la trêve entre l'Iran et les États-Unis incluait le Liban, au lendemain de frappes israéliennes sans précédent qui ont fait plus de 200 morts dans le pays.
Dans un échange avec Shehbaz Sharif, M. Salam «a salué ses efforts pour aboutir au cessez-le-feu et lui a demandé de confirmer que la trêve devait inclure le Liban, pour éviter une réédition des agressions israéliennes» de la veille, selon un communiqué de la présidence du Conseil.
M. Sharif, dont le pays s'est imposé comme médiateur dans le conflit au Moyen-Orient, avait annoncé dans la nuit de mardi à mercredi que l'Iran et les États-Unis «ainsi que leurs alliés avaient accepté un cessez-le-feu immédiat partout, y compris au Liban».
Sharif a condamné «l'agression continue d'Israël contre le Liban», à la veille de pourparlers prévus entre les États-Unis et l'Iran à Islamabad.
«Le Premier ministre a déclaré que le Pakistan menait des efforts sincères en faveur de la paix régionale et que c'est dans cet esprit que les pourparlers de paix entre l'Iran et les États-Unis étaient organisés», selon un communiqué du bureau de Sharif.
Israël et Washington ont démenti que l'accord concerne le Liban, pilonné par l'armée israélienne en guerre contre le Hezbollah soutenu par Téhéran.
Après Paris et Londres, la cheffe de la diplomatie de l'Union européenne, Kaja Kallas, a martelé que le cessez-le-feu convenu entre Washington et Téhéran devait «inclure le Liban».
L'Iran a prévenu jeudi que le Liban constituait une «partie inséparable» de l'accord, ajoutant que toute violation de la trêve provoquerait une «réponse ferme» de sa part.
AFP



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