Les États-Unis ont «fini de complètement détruire la base industrielle de défense de l'Iran», a affirmé mercredi le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, lors d'une conférence de presse au lendemain de l'annonce d'une trêve entre les deux pays.
«Ils ne peuvent plus construire de missiles, de roquettes, de lanceurs ou de drones, leurs usines ont été rasées», a ajouté le ministre.
«L'opération Fureur épique a été une victoire historique et écrasante sur le champ de bataille», a-t-il également revendiqué, en utilisant le nom de code pour la campagne américaine contre l'Iran déclenchée le 28 février.
Cette opération a «décimé les forces militaires de l'Iran et les ont rendues inaptes au combat pour les années à venir», a-t-il ajouté.
À ses côtés, le chef d'état-major américain Dan Caine a abondé dans le sens du ministre, tout en nuançant ses propos.
Selon le général, les États-Unis ont anéanti la capacité de l'Iran de reconstituer ses capacités de défense «pour les années à venir».
«Nous avons attaqué, avec nos partenaires, environ 90% de leurs usines d'armement», dont «toutes les usines de production de drones explosifs Shahed» ainsi que «toutes les usines qui produisent les systèmes de guidage» de ces drones, a-t-il ajouté.
En matière navale, «il faudra des années à l'Iran pour reconstruire des bâtiments de combat de surface», selon Dan Caine.
Et «près de 80% de la base industrielle nucléaire iranienne a été touchée, dégradant encore davantage leurs tentatives d'obtenir une arme nucléaire», selon le général.
Selon Pete Hegseth, si la trêve n'avait pas été atteinte mardi, les États-Unis avaient «une série de cibles» prêtes à être frappées, citant des «ponts et des centrales électriques», les qualifiant de «cibles légitimes».
Le chef d'état-major Dan Caine a en outre averti que les forces américaines étaient toujours en état d'alerte, disposées à reprendre le combat si la trêve avec l'Iran venait à prendre fin.
«Soyons clairs, un cessez-le-feu est une pause, et les forces armées demeurent prêtes, si l'ordre leur est donné ou si elles y sont appelées, à reprendre les opérations de combat avec la même rapidité et précision que nous avons démontrées au cours des 38 derniers jours, a-t-il déclaré.
AFP



Commentaires