Le président de la République, Joseph Aoun, a affirmé mardi que la situation sécuritaire au Liban restait «sous contrôle», écartant tout risque de dérapage interne. «Il n’y a pas de crainte de discorde ou de chaos sécuritaire interne», a-t-il déclaré depuis le palais de Baabda, soulignant que les incidents observés restent «limités et traités rapidement».
Insistant sur une responsabilité partagée, le chef de l’État a appelé à «une coordination complète entre les citoyens, l’armée, les appareils sécuritaires et les municipalités» pour préserver la stabilité. Il a également indiqué que l’armée avait procédé à «un redéploiement à Beyrouth et dans plusieurs régions», avec un renforcement de sa présence aux côtés des Forces de sécurité intérieure.
Joseph Aoun s’est montré ferme face aux discours attisant les tensions, affirmant: «Je ne permettrai pas la discorde». Il a dénoncé ceux qui «alimentent la peur d’une discorde confessionnelle» sur les réseaux sociaux ou dans les médias, estimant qu’ils «constituent un danger pour le Liban et commettent un acte pire que les agressions israéliennes».
Le président a également assuré qu’il ne tolérerait pas «l’accusation de trahison ou de collaboration» visant des citoyens restés dans leurs villages, rappelant que «nous n’avons de salut que dans l’État».
Sur le plan diplomatique, il a indiqué que son initiative de négociation bénéficiait d’un «soutien international», évoquant de précédents accords avec Israël, notamment l’accord d’armistice et celui sur la délimitation maritime. Les discussions en cours portent notamment sur «l’obtention de garanties» pour éviter toute attaque contre le poste-frontière de Masnaa, qu’il a qualifié d’«essentiel pour le Liban et la Syrie».



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