Les autorités iraniennes ont exécuté dimanche par pendaison deux hommes reconnus coupables d'avoir agi pour le compte d'Israël et des États-Unis lors de la vague de manifestations antigouvernementales du début de l'année, a annoncé le pouvoir judiciaire.
«Mohammad-Amin Biglari et Shahin Vahedparast (...) ont été pendus après réexamen de l'affaire et confirmation du verdict définitif par la Cour suprême», a indiqué le site Mizan du pouvoir judiciaire, ajoutant que les deux hommes avaient pris part aux manifestations qui ont atteint leur point culminant en janvier, avant le déclenchement de l'offensive américano-israélienne contre l'Iran.
La contestation avait éclaté fin décembre en raison de la hausse du coût de la vie, avant de se propager et d'évoluer en rassemblements antigouvernementaux.
Les autorités ont déclaré que les manifestations avaient commencé pacifiquement avant de se transformer en «émeutes fomentées par l'étranger», impliquant des homicides et des actes de vandalisme.
Désormais en guerre contre les États-Unis et Israël après leur attaque conjointe le 28 février, l'Iran a procédé ces derniers jours à plusieurs exécutions de personnes liées aux manifestations ou à des groupes d'opposition, notamment des membres de l'organisation des Moudjahidines du peuple d'Iran (MEK), interdite dans le pays et désignée comme «terroriste».
Samedi, l'Iran a exécuté deux membres du MEK, après que quatre autres membres condamnés de ce groupe ont été pendus plus tôt dans la semaine.
Jeudi, les autorités ont exécuté un jeune homme de 18 ans reconnu coupable d'avoir œuvré pour le compte d'Israël et des États-Unis pendant les manifestations, après trois autres exécutions pour les mêmes motifs en mars.
Le pouvoir a reconnu plus de 3.000 morts dans les manifestations, mais impute les violences à des «actes terroristes» orchestrés par les États-Unis et Israël.
L'ONG américaine HRANA (Human Rights Activists News Agency) a elle recensé plus de 7.000 morts, en grande majorité des manifestants, et a prévenu que le bilan pourrait être bien plus lourd.
L'Iran est deuxième au classement mondial du nombre d'exécutions après la Chine, selon des groupes de défense des droits humains, dont Amnesty International.
AFP



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