Syrie: un homme tué par le tir d'un char israélien
Des chars et un bulldozer de l'armée israélienne traversent le poste militaire d'Abu Diab le 19 mars 2025 ©Bakr ALKASEM / AFP

Les médias d'État syriens ont fait état vendredi d'un mort dans une attaque israélienne survenue dans le sud du pays, près du plateau du Golan occupé par Israël.

«Un jeune Syrien a été tué dans le tir d'un char israélien», dans la province frontalière de Quneitra, a écrit l'agence officielle Sana, la télévision d'État indiquant de son côté qu'un véhicule avait été ciblé.

Sana avait rapporté plus tôt la fermeture par les forces israéliennes de l'accès à plusieurs routes de la région «menant à de nouvelles positions militaires établies», des mesures qui restreignent les déplacements des habitants et agriculteurs.

Un poste de contrôle temporaire a aussi été mis en place dans un village, ajoute l'agence.

La diplomatie syrienne a déclaré dans un communiqué condamner «le crime commis par les forces d'occupation israéliennes en tirant un obus de char sur une voiture civile.

Après la chute en décembre 2024 du président Bachar al-Assad et la prise du pouvoir par une coalition islamiste en Syrie, Israël a envoyé des troupes dans une zone tampon patrouillée par l'ONU censée séparer les forces israéliennes et syriennes sur le plateau du Golan.

Mais Israël, qui réclame une zone démilitarisée dans le sud de la Syrie, a mené, depuis, des centaines de frappes et conduit des incursions chez son voisin.

Le mois dernier, l'armée israélienne avait annoncé des bombardements contre des «camps militaires du régime syrien» dans la province de Soueïda, en représailles à des attaques contre la communauté druze avec laquelle Israël entretient des liens de proximité.

Les autorités syriennes avaient alors dénoncé «la politique d'escalade de l'occupant israélien et son ingérence dans les affaires nationales en vue de déstabiliser» la région.

Israël avait conquis la majeure partie du plateau du Golan à la Syrie lors de la guerre israélo-arabe de 1967, puis a annexé les zones sous son contrôle.

Après des décennies de conflit, le gouvernement syrien et Israël ont décidé début janvier, sous la pression des États-Unis, d'établir un mécanisme de communication et ont mené plusieurs séries de pourparlers en vue de conclure un accord de sécurité.

Le président syrien Ahmad al-Chareh est soucieux de maintenir son pays à l'écart de la guerre qui secoue depuis fin février le Moyen-Orient, et assure que Damas est en accord avec tous les pays de la région.

AFP

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