L'Iran travaille à un «protocole» avec Oman pour assurer «en temps de paix» la sécurité de navigation dans le détroit d'Ormuz, de facto interrompue par la guerre au Moyen-Orient, a affirmé jeudi un haut responsable gouvernemental iranien.
L'Iran veut «convenir d'un protocole avec Oman, autre pays côtier, pour assurer la sécurité de la navigation en temps de paix et garantir que tous les passages soient effectués conformément à l'accord et aux exigences de sécurité», a déclaré le vice-ministre des Affaires étrangères chargé des affaires juridiques et internationales, Kazem Gharibabadi, cité par l'agence de presse officielle IRNA.
«Nous finalisons actuellement la rédaction de ce protocole et, une fois finalisé en interne, nous entamerons sans aucun doute des négociations avec la partie omanaise», a ajouté M. Gharibabadi, dont IRNA a repris des déclarations au média russe Sputnik.
Le gouvernement omanais n'a jusque là pas fait état de discussion avec l'Iran au sujet du détroit d'Ormuz.
Le 23 mars, son chef de la diplomatie, Badr al-Busaidi avait néanmoins affirmé sur X que son pays travaillait à «mettre en œuvre des protocoles de passage du détroit d'Ormuz en toute sécurité».
Depuis le début de la guerre lancée par Israël et les Etats-Unis sur l'Iran le 28 février, la quasi-paralysie par Téhéran de ce passage maritime, par où transite en temps normal un cinquième de la production de pétrole mondiale, ainsi que du gaz naturel liquéfié et des engrais, a un impact économique mondial et a entraîné une forte hausse du prix des hydrocarbures.
Plus tôt jeudi, les représentants d'une quarantaine de pays ont appelé à la «réouverture immédiate et inconditionnelle» du détroit, menaçant l'Iran de nouvelles sanctions, a affirmé la ministre britannique des Affaires étrangères Yvette Cooper, à l'issue d'une réunion virtuelle.
Pour le vice-ministre iranien, «il est possible qu'après la fin de cette guerre, notre région soit à nouveau le théâtre d'actes d'agression. En cas de nouveau conflit armé, les navires marchands et militaires des agresseurs et de leurs alliés n'auront plus le droit de transiter par le détroit d'Ormuz».
«Mais même en temps normal et de paix», l'Iran et Oman, qui bordent ce détroit, ont «déployé des efforts considérables au fil des ans pour garantir la sécurité du trafic maritime», a-t-il mis en avant.
«Nous estimons donc qu'en temps de paix, le trafic maritime devrait être supervisé et coordonné avec les pays côtiers, l'Iran et Oman», a-t-il ajouté.
AFP



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