L’UE appelle à l’ouverture de négociations politiques directes entre le Liban et Israël
Plus d’un million de déplacés au Liban: l’UE appelle à un effort humanitaire coordonné ©ANI

L’Union européenne (UE) et les ministres des Affaires étrangères de dix pays ont exhorté à l’ouverture de pourparlers politiques directs entre le Liban et Israël. Ils affirment soutenir les «décisions historiques» du gouvernement libanais et tiennent le Hezbollah pour responsable des conséquences tragiques de la guerre.

 La mission de l’Union européenne a diffusé un communiqué conjoint concernant la situation au Liban, signé par les ministres des Affaires étrangères de la Belgique, de la Croatie, de Chypre, de la France, de la Grèce, de l’Italie, de Malte, des Pays-Bas, du Portugal et du Royaume-Uni, ainsi que par la haute représentante de l’Union européenne.

Les signataires ont exprimé leur  plein soutien au Liban, à son gouvernement et à son peuple», soulignant que le pays subit une nouvelle fois  les conséquences tragiques d’une guerre qui n’est pas la sienne». Ils ont présenté leurs condoléances aux familles des victimes et exprimé leur solidarité avec les populations civiles affectées, tant au Liban qu’en Israël.


Le communiqué attribue la responsabilité de la situation au Hezbollah, condamnant fermement les attaques menées «en soutien à l’Iran contre Israël» et appelant à leur cessation immédiate. Les signataires insistent sur la priorité d’éviter une nouvelle escalade régionale impliquant l’Iran.

Les responsables européens ont salué les «décisions courageuses et historiques» prises par le gouvernement libanais, estimant que le renforcement de l’État, de ses institutions et de sa souveraineté constitue le seul moyen de protéger le pays contre les ingérences étrangères. Ils ont appelé à l’ouverture de négociations politiques directes entre le Liban et Israël afin de parvenir à une solution durable et à une coexistence régionale pacifique.

Ils ont également réaffirmé leur soutien à l’exécutif libanais, l’encourageant à poursuivre les réformes nécessaires et à prendre des mesures irréversibles pour restaurer son autorité sur l’ensemble du territoire, notamment en garantissant le monopole des armes par l’État. Dans ce cadre, ils ont réitéré leur engagement à soutenir l’armée libanaise et les forces de sécurité, notamment à travers une future conférence internationale de soutien dès que les conditions le permettront.

Le communiqué appelle par ailleurs à une cessation immédiate de l’escalade, au respect de l’accord de cessation des hostilités et à l’application de la résolution 1701 (2006) du Conseil de sécurité des Nations unies. Les signataires ont insisté sur la nécessité de protéger les civils, les travailleurs humanitaires, les forces de maintien de la paix ainsi que les infrastructures civiles, notamment les aéroports, ports et ponts, conformément au droit international humanitaire.

Ils ont exprimé leur vive inquiétude face au déplacement forcé de plus d’un million de personnes au Liban et ont appelé Israël à éviter toute extension du conflit, notamment une opération terrestre sur le territoire libanais, tout en soulignant l’importance du respect de l’intégrité territoriale du Liban.

Enfin, les signataires ont réaffirmé leur soutien au mandat de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), condamnant fermement les attaques récentes contre ses unités, qui ont causé des pertes jugées inacceptables parmi les Casques bleus. Ils ont exhorté toutes les parties à garantir la sécurité du personnel de la Finul et de ses installations, saluant son rôle essentiel dans ces circonstances difficiles.

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