Attentat déjoué à Paris: le ministre français de l'Intérieur fait «le lien«» avec la guerre au Moyen-Orient
Des responsables de la police se tiennent aux côtés de véhicules de police et de sécurité privée devant l’immeuble de la Bank of America, dans le 8e arrondissement de Paris, le 28 mars 2026, après une apparente tentative d’attentat à la bombe. ©Sebastien Dupuy / AFP

Le ministre français de l'Intérieur Laurent Nuñez a fait samedi soir le «lien» entre l'attentat déjoué visant à Paris la Bank of America et la guerre au Moyen-Orient, voyant des «similitudes» entre cette action et des opérations menées ces derniers jours dans d'autres pays européens et revendiquées par un groupuscule.

S'exprimant sur BFMTV, le ministre de l'Intérieur a expliqué que «cette affaire (faisait) penser à des actions similaires qui se sont déroulées dans d'autres pays européens» comme les Pays-Bas.

«Je fais le lien avec les actions menées dans les pays voisins (...) qui ont abouti» et ont été suivies de «revendications d'un groupuscule qui faisaient référence au conflit», a-t-il dit.

Un groupuscule «Harakat Ashab al-Yamin al-Islamiya» (Hayi) a revendiqué ces derniers jours plusieurs attaques contre la communauté juive, en Belgique, au Royaume-Uni et aux Pays-Bas. À chaque fois, les vidéos de ces opérations ont été diffusées sur des chaînes Telegram considérées par les services comme proches des Gardiens de la révolution islamique iranienne.

Le ministre français a fait remarquer que dans le cas de l'attentat déjoué à Paris, l'un des hommes en cause, mais en fuite, était en train de filmer l'action au moment où son complice s'est fait interpeller par les policiers en patrouille.

Il a donné quelques indications sur l'homme interpellé, en affirmant qu'il était un délinquant de «droit commun». Le ministre a évoqué une opération menée par des «proxies» (intermédiaires, ndlr) de l'Iran.

«Il y a un certain nombre de services iraniens qui sont susceptibles de mener des actions telles que celle-là au moyen de proxy. Est-ce que c'est le cas au cas d'espèce ? Je n'en sais rien du tout», a-t-il dit, mais, a-t-il ajouté, «je peux vous dire qu'il y a une grosse similitude entre cette action et ce qui s'est passé dans d'autres pays européens».

«Je ne pointe pas un commanditaire (...) mais il y a quand même une suspicion», a-t-il dit.

AFP

 

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