Voici les dernières évolutions économiques mondiales mercredi vers 08H00 GMT, alors que la guerre au Moyen-Orient entre dans son 26ᵉ jour.
Le pétrole redescend
Les cours du pétrole redescendent mercredi, le Brent passant sous les 100 dollars, après l'annonce du déblocage par l'Iran du détroit d'Ormuz pour les navires jugés «non hostiles» et la transmission d'un plan de paix américain à Téhéran.
Vers 07H40 GMT, le Brent de la mer du Nord, référence du marché pétrolier mondial, reculait de 4,95% à 99,27 dollars le baril. La référence américaine, le baril de West Texas Intermediate (WTI), perdait 4,13% à 88,54 dollars.
Le président américain s'est montré optimiste mardi sur les chances de parvenir à un accord avec l'Iran. «Nous sommes en négociations» et l'Iran a offert aux États-Unis «un très gros cadeau» lié aux hydrocarbures, «l'équivalent de beaucoup d'argent», a déclaré le président américain sans donner de précisions.
Plusieurs médias, dont le New York Times et la chaîne de télévision israélienne Channel 12, avancent que l'administration Trump a transmis un plan de paix en 15 points à l'Iran par l'entremise du Pakistan, en bons termes avec les deux parties. L'un d'eux exige que le détroit d'Ormuz reste ouvert à la navigation maritime.
Bourses européennes et asiatiques rassurées
Les Bourses européennes et asiatiques se montrent rassurées. À l'ouverture, Paris gagnait 1,20%, Francfort 1,43% et Londres 0,63%.
L'indice Nikkei de la place de Tokyo a clôturé en hausse de 2,9% à 53 749,62 points, et l'indice composite de Shanghai de 1,3% à 3 931,84 points.
Le Hang Seng hongkongais continuait d'évoluer dans le vert (+0,5% à 25 199,45 points) vers 07H30 GMT, à l'image de Sydney, Singapour, Bombay, Bangkok, Jakarta, Wellington ou encore Taipei.
Sur le marché des devises, le billet vert est en baisse par rapport à la monnaie japonaise, un dollar s'échangeant pour 159,00 yens.
L'or a en revanche rebondi de 2,79%, à 4 562,59 dollars l'once (31,1 g).
Pétrole: l'AIE «prête» à un nouveau déstockage «si nécessaire» après une demande du Japon
Le directeur de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) s'est dit mercredi «prêt» à mettre en place un nouveau déstockage de pétrole «si et quand ce sera nécessaire», au 26ᵉ jour de la guerre au Moyen-Orient qui fait flamber les prix des hydrocarbures.
Ces déclarations de Fatih Birol ont été faites en réponse à une demande de la Première ministre japonaise Sanae Takaichi de se «préparer à mettre en œuvre» une telle opération coordonnée, lors de leur rencontre à Tokyo.
L'Iran affirme que les «navires non hostiles» peuvent emprunter le détroit d'Ormuz
L'Iran a déclaré que les «navires non hostiles» pouvaient emprunter le détroit d'Ormuz à condition de respecter les règles de sûreté et de sécurité, selon un communiqué transmis à l'Organisation maritime internationale (OMI).
«Les navires non hostiles (…) peuvent — à condition qu'ils ne participent pas à des actes d'agression contre l'Iran ni ne les soutiennent et qu'ils se conforment pleinement aux règles de sûreté et de sécurité en vigueur — bénéficier d'un passage sûr par le détroit d'Ormuz en coordination avec les autorités compétentes», est-il écrit dans le communiqué.
Le ministre de l'Économie français évoque «un nouveau choc pétrolier»
La guerre au Moyen-Orient provoque «un nouveau choc pétrolier» qui risque de peser sur la croissance économique de la France, a affirmé le ministre français de l'Économie Roland Lescure, mardi à l'Assemblée nationale.
«C'est un choc pétrolier. On en a connu une dizaine depuis 50 ans», a déclaré M. Lescure. «L'hypothèse d'une crise passagère, dont les conséquences économiques s'effaceraient avec la fin des bombardements, n'est malheureusement désormais plus d'actualité», a-t-il estimé, devant la commission des Finances.
L'économie française «percutée» par la guerre au Moyen-Orient, selon l'Insee
Une économie «percutée par les désordres mondiaux»: la croissance française devrait être moins bonne que prévu aux premier et deuxième trimestres en raison d'une inflation liée à la hausse des prix des hydrocarbures, même si elle «résistera» à ce stade, a indiqué mardi l'Insee.
Après une croissance de 0,5% au troisième trimestre 2025 puis un ralentissement à 0,2% au quatrième trimestre, l'Institut national de la statistique prévoit à nouveau une hausse de 0,2% du produit intérieur brut (PIB) aux premier et deuxième trimestres 2026, a-t-il indiqué dans sa note de conjoncture.
AFP



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