Trump et TotalEnergies scellent l’abandon de l’éolien offshore et la montée du fossile
Cette photo montre les éoliennes de TotalEnergies sur le parc éolien de La Perrière à Sainte-Suzanne, sur l’île française d’outre-mer La Réunion, le 22 janvier 2025. ©Richard Bouhet / AFP

L'administration de Donald Trump et TotalEnergies ont annoncé lundi que le groupe français récupérerait près d'un milliard de dollars en compensation de l'abandon de ses deux concessions de projets d'éoliennes en mer aux États-Unis, et les investirait à la place dans le gaz et le pétrole américains.

L'annonce a été faite conjointement par le ministre américain Doug Burgum et le patron de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, au premier jour de la grande conférence sur l'énergie CERAWeek, à Houston, au Texas.

Les deux hommes ont signé l'accord sur place lors d'une conférence de presse.

L'accord est «gagnant-gagnant», a expliqué Patrick Pouyanné.

TotalEnergies avait obtenu avant le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, pour 928 millions de dollars, deux concessions de projets éoliens en mer (au large de New York et de la Caroline du Nord), mais les avait mises en pause fin 2024 devant l'hostilité du nouveau pouvoir en place à Washington à l'égard de l'éolien.

Le patron français a expliqué avoir choisi d'innover et d'être «pragmatique» en négociant avec l'administration Trump, plutôt que de la poursuivre en justice comme l'ont fait d'autres entreprises engagées dans des projets beaucoup plus avancés.

TotalEnergies a conclu que «l'éolien en mer n'est pas la méthode la moins chère pour produire de l'électricité» aux États-Unis, selon M. Pouyanné.

Le groupe français récupérera chaque dollar et investira en particulier pour accélérer des projets de gaz naturel liquéfié (GNL) aux États-Unis, notamment le projet Rio Grande, a-t-il dit.

«Avec cet accord, nous permettons à cette grande entreprise de rediriger ces dollars payés au Trésor vers une production fiable, sécurisée et à bon prix de gaz naturel et de pétrole», s'est félicité Doug Burgum, ministre de l'Intérieur américain.

«Cette administration croit aux réalités énergétiques, pas aux fantasmes climatiques», a-t-il ajouté.

AFP

 

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