Dimona frappée par un missile iranien, une vingtaine de blessés
A picture taken on March 8, 2014 show a partial view of the Dimona nuclear power plant in the southern Israeli Negev desert. ©Jack Guez / AFP

Plus de 30 personnes ont été blessées samedi soir dans une frappe de missile iranien sur la ville de Dimona, dans le sud d'Israël, qui abrite une installation dédiée à la recherche nucléaire, ont annoncé les secours dans un nouveau bilan.

Contactée après la diffusion sur les réseaux sociaux d'images montrant une boule de feu s'écraser au sol, l'armée israélienne a confirmé à l'AFP qu'il s'agissait d'un «impact direct de missile sur un bâtiment» de cette ville située dans le désert du Neguev.

Les équipes du Magen David Adom (MDA), l'équivalent israélien de la Croix-Rouge, ont annoncé avoir pris en charge «un garçon d'environ dix ans dans un état grave (...) souffrant de blessures par éclats d'obus» ainsi qu'«une femme d'environ 30 ans (...) souffrant de blessures par éclats de verre».

Elles ont aussi évacué vers l'hôpital «31 patients» légèrement blessés par des éclats d'obus et en se rendant dans un abri, ainsi que 14 personnes présentant des symptômes d'anxiété.

La police a diffusé des images d'un appartement situé en étage, frappé par un impact, le mur de la cuisine éventré.

La localisation des sites touchés n'était pas encore connue mais des images diffusées en ligne et les directs des télévisions montrent des impacts sur des zones urbaines, et notamment un immeuble à la façade en grande partie détruite, trouée et grêlée d'éclats, ainsi que des véhicules en feu.

L'armée a indiqué dans un communiqué qu'«avant l'impact, des tentatives d'interception avaient été menées» sans succès et que les causes de l'impact «feront l'objet d'un examen».

La ville de Dimona abrite notamment le centre de recherche nucléaire du Néguev Shimon Peres, une installation nucléaire à des fins de recherche qui, d'après la presse étrangère, a été impliquée dans la production d'armes nucléaires au cours des dernières décennies.

Peu d'informations filtrent sur le site nucléaire de Dimona. Israël maintient une politique «d'ambiguïté stratégique», ne confirmant ni n'infirmant la possession d'armes nucléaires.

L'Iran a revendiqué le tir de missile, affirmant qu'il s'agissait d'une «réponse» à l'attaque «ennemie» contre le complexe de Natanz (centre), rapportée plus tôt par Téhéran.

Peu après, Israël a fait état d'un tir de missile en direction de la région d'Eilat, située à quelque 200 kilomètres plus au sud de Dimona.

AFP

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