Le ministre des Affaires étrangères français Jean-Noël Barrot rencontre vendredi matin son homologue israélien Gideon Saar à Jérusalem dans le cadre des efforts de Paris pour faire baisser les tensions régionales au 21ᵉ jour de la guerre déclenchée par l'attaque israélo-américaine sur l'Iran.
Les deux hommes ont échangé une poignée de mains devant la presse vers 10h45 (8h45 GMT) à l'hôtel King David avant de se réunir à huis clos, a constaté un vidéaste de l'AFPTV.
M. Barrot, qui a rencontré jeudi à Beyrouth le président libanais Joseph Aoun, doit évoquer avec les autorités israéliennes «la situation sécuritaire, les enjeux humanitaires et les perspectives de désescalade, dans le prolongement des efforts diplomatiques menés par le président de la République» Emmanuel Macron, selon le Quai d'Orsay.
Une déclaration à la presse est attendue à l'issue de cette visite éclair.
Depuis que le pays du Cèdre a été entraîné dans la guerre le 2 mars par des tirs de missiles du mouvement islamiste chiite Hezbollah, allié de Téhéran, sur Israël, les frappes israéliennes ont fait un millier de morts et plus d'un million de déplacés au Liban.
M. Aoun avait proposé, le 9 mars, «une trêve» avec Israël, suivie par une aide logistique à l'armée libanaise pour qu'elle puisse se déployer dans les zones de conflit et «désarmer le Hezbollah».
À Bruxelles, à l'issue d'un sommet européen, le président français a déclaré jeudi que la tenue d'éventuelles «négociations directes» entre Israël et le Liban dépendait d'un feu vert israélien.
Exhortant Israël à «renoncer à une offensive d'ampleur et [à] cesser ses frappes massives» sur le Liban, Emmanuel Macron avait appelé le 14 mars Israël à accepter de participer avec l'exécutif libanais et «toutes les composantes» du Liban à des «discussions directes», qu'il s'était dit prêt à «faciliter» en «les accueillant à Paris».
AFP



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