Le pétrole recule après des propos de Netanyahou perçus comme rassurants
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou s’exprime lors d’une conférence de presse à Jérusalem le 19 mars 2026. ©RONEN ZVULUN / POOL / AFP

Le prix du pétrole recule d'environ 2% vendredi, après que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a assuré que l'Iran était en passe d'être «décimé» et que la guerre prendrait fin «plus vite» qu'imaginé.

Le pétrole s'apaise

Le baril de Brent, référence internationale, se repliait de 1,71% à 106,79 dollars vers 06H15 GMT. Il avait bondi la veille jusqu'à près de 120 dollars, avant de largement modérer sa course.

Son équivalent américain, le baril de WTI, reculait de 2,15% à 93,50 dollars vendredi.

«Les déclarations de Netanyahou ont apaisé les marchés», a écrit dans une note Stephen Innes, analyste de SPI Asset Management.

L'Iran est «en train d'être décimé» et Israël «gagne la guerre», a lancé Benjamin Netanyahou jeudi en conférence de presse. L'Iran n'a plus «la capacité d'enrichir de l'uranium» ni «de produire des missiles balistiques», a-t-il affirmé.

«Je pense aussi que cette guerre va se terminer bien plus vite que ce que les gens imaginent», a-t-il estimé, sans préciser de calendrier.

De plus, le Premier ministre israélien a assuré que son pays «contribu(ait), à sa manière, grâce au renseignement et à d'autres moyens, à l'effort américain visant à rouvrir le détroit» d'Ormuz, par lequel transite en temps normal un cinquième du pétrole et du gaz mondiaux.

«Son discours est important, car il raccourcit la durée perçue du choc d'offre», selon Stephen Innes. «Mais même si le chapitre géopolitique se termine plus tôt que prévu, le système énergétique ne se réinitialise pas sur commande», a-t-il prévenu.

Bourses incertaines

«On ne reconstruit pas des unités de liquéfaction (de gaz naturel, NDLR), on ne répare pas des terminaux d'exportation, et on ne rétablit pas non plus la confiance dans les voies maritimes mondiales avec une simple conférence de presse», a souligné Stephen Innes.

Côté actions, les marchés boursiers asiatiques reflétaient cette incertitude vendredi, les investisseurs restant nerveux, dans l'attente de développements positifs dans le conflit au Moyen-Orient, qui entre vendredi dans sa quatrième semaine.

Vers 06H15 GMT à Hong Kong, l'indice Hang Seng perdait 0,75%, à 25.308,56 points, et l'indice composite de Shanghai reculait de 0,51%, à 3.986,22 points.

A Séoul, l'indice phare Kospi prenait toutefois 0,54%, à 5.794,14 points. La Bourse de Tokyo était fermée en raison d'un jour férié.

L'Organisation maritime internationale (OMI) a demandé jeudi la création d'«un corridor maritime sûr» pour évacuer les navires bloqués dans le Golfe, dans une déclaration adoptée par ses États membres.

Et les annonces israéliennes venaient après celles du ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, qui a affirmé que Washington n'avait pas de «calendrier défini» ni de «délai fixé» pour la fin des opérations militaires en Iran.

Les marchés pétroliers ont ainsi repris un peu d'air vendredi, après avoir grimpé la veille à la suite de frappes iraniennes sur plusieurs sites énergétiques clés autour du Golfe en représailles à une attaque israélienne sur son gisement gazier crucial de South Pars.

Ces frappes avaient également causé jeudi l'emballement des prix du gaz en Europe, poussant le cours du TTF néerlandais, référence européenne, à des niveaux jamais vus depuis 2023, avant qu'il ne se calme.

AFP

Commentaires
  • Aucun commentaire