Le Hezbollah a affirmé jeudi combattre l'avancée dans le sud du Liban de l'armée israélienne, qui progresse lentement en détruisant «systématiquement» les villages sur son passage, selon une source proche de l'ONU.
Dans un communiqué, le Hezbollah a dit avoir «tendu une embuscade» à l'armée israélienne qui tente de progresser vers le village de Taybé, et avoir détruit six chars Merkava israéliens.
L'Agence nationale d'information (Ani) a pour sa part indiqué que Taybé, ainsi que la ville de Khiam où de violents combats se déroulent depuis plusieurs jours, ont été visés par des raids aériens et pilonnés par l'artillerie lourde israélienne. Des raids aériens israéliens ont aussi visé plusieurs localités du Liban-Sud ainsi que Tyr, plus au nord.
Le Hezbollah avait affirmé mercredi avoir repoussé l'avancée des forces israéliennes à Khiam, à six kilomètres de la frontière.
Cette ville stratégique surplombe une partie du sud du Liban et du nord d'Israël. Elle avait été le théâtre de violents combats lors de la guerre précédente entre Israël et le Hezbollah qui a abouti à un cessez-le-feu en novembre 2024.
Les soldats israéliens «sont presque parvenus à la conquête de la ville», alors qu'ils étaient encore la semaine dernière «au milieu de cette localité», a déclaré la source proche de l'ONU à l'AFP.
L'armée israélienne «avance d'un ou deux kilomètres par jour dans le sud et détruit systématiquement les localités où elle entre», a ajouté cette source sous couvert d'anonymat, donnant l'exemple des villages de Kfar Kila et Aitaroun.
Les soldats israéliens «rasent aux bulldozers ce qui n'est pas détruit par des frappes aériennes ou l'artillerie», a-t-elle ajouté, confirmant que «des combats au sol les opposent au Hezbollah, dont les hommes combattent par petits groupes».
Israël avait indiqué vouloir créer une «zone tampon» dans le sud du Liban, où les villages frontaliers sont déjà largement détruits par la guerre précédente.
L'armée israélienne a ordonné aux habitants d'une large partie du sud, entre la frontière et le fleuve Zahrani, à une quarantaine de kilomètres plus au nord, d'évacuer.
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a averti que les déplacés ne pourraient pas rentrer chez eux le long de la frontière tant que la sécurité du nord d'Israël ne serait pas garantie.
La Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) avait dénoncé mercredi «l'escalade violente» dans le sud, s'inquiétant de «l'intensification des activités aériennes et terrestres, ainsi que de l'augmentation de la présence des forces israéliennes».
AFP



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