Pétrole: Washington cherche à atténuer les effets de la guerre au Moyen-Orient
La Maison-Blanche vue à Washington, DC, le 18 juillet 2025. ©Alex Wroblewski / AFP

Les États-Unis ont annoncé mercredi une série de mesures visant à faciliter le commerce de pétrole, un signe de l'empressement des autorités à limiter la forte hausse des prix à la pompe provoquée par la guerre au Moyen-Orient.

Donald Trump a notamment mis sur pause une loi empêchant le transport de carburant par des bateaux non américains, a annoncé la Maison Blanche.

«La décision du président Trump d'accorder une dérogation de 60 jours au, Jones Act, (le nom de cette loi, NDLR) n'est qu'une mesure supplémentaire visant à atténuer les perturbations à court terme sur le marché pétrolier», a écrit sur X Karoline Leavitt, la porte-parole de la Maison Blanche.

Depuis les premières attaques en Iran lancées par les États-Unis et Israël, les cours du pétrole brut ont bondi de près de 50%.

À la pompe, un gallon d'essence (3,78 litres) coûte désormais 3,84 dollars, contre 2,98 dollars fin février, selon les données de référence de l'association automobile américaine AAA.

Vieux de plus d'un siècle, le «Jones Act» oblige les transporteurs maritimes à utiliser des navires construits et possédés par des Américains lorsqu'ils effectuent des liaisons entre deux ports du pays.

Sa suspension doit notamment permettre de faciliter les livraisons entre les pôles de production du golfe du Mexique et les raffineries de la côte est.

«Cette mesure permettra à des ressources vitales telles que le pétrole, le gaz naturel, les engrais et le charbon d'affluer librement vers les ports américains pendant soixante jours», selon Karoline Leavitt.

En parallèle, le ministère américain des Finances a annoncé mercredi qu'il continuait à lever les sanctions économiques que les États-Unis avaient imposées au Venezuela «pour rouvrir et restaurer le secteur énergétique» du pays.

Cela «profitera tant aux États-Unis qu'au Venezuela, tout en soutenant le marché mondial de l'énergie grâce à l'augmentation de l'offre de pétrole disponible», a souligné le ministère.

Donald Trump avait dans un premier temps assuré que la flambée des cours des hydrocarbures était «un petit prix à payer pour la paix et la sécurité» mondiale.

En l'absence d'accalmie sur les marchés, il a ensuite opéré une volte-face en autorisant jusque début avril la vente de pétrole russe stocké sur des navires.

AFP

Commentaires
  • Aucun commentaire