Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a annoncé mercredi la mort d'un nouveau responsable iranien, le ministre du Renseignement Esmaïl Khatib, dans une «frappe de précision» à Téhéran.
«Khatib, a lui aussi été éliminé la nuit dernière», a affirmé M. Katz.
Comme ministre depuis 2021, «il était à la tête de l'appareil interne du régime en charge des assassinats et de la répression en Iran, ainsi que de la promotion des menaces extérieures», selon M. Katz, qui a prévenu que l'intensité des frappes israéliennes en Iran montait «d'un cran».
Esmaïl Khatib a été tué «dans une frappe de précision à Téhéran», a précisé un communiqué de l'armée.
Le ministère «dispose de capacités avancées en matière de renseignement, supervisant la surveillance, l'espionnage et la conduite d'opérations clandestines dans le monde entier, en particulier contre l'État d'Israël et les citoyens iraniens», rappelle ce communiqué.
En plus de son rôle dans la répression des manifestations dans le pays, Esmaïl Khatib «a dirigé les activités terroristes du ministère (…) contre des cibles israéliennes et américaines à travers le monde» et des opérations «contre des cibles à l'intérieur d'Israël», affirme l'armée.
Il figurait sur la liste des dirigeants de la République islamique recherchés par les États-Unis et dont la tête était mise à prix pour 10 millions de dollars.
Israël a annoncé sa mort - que le pouvoir iranien n'a pas confirmée dans l'immédiat, après avoir tué la veille Ali Larijani, l'un des plus hauts dirigeants de la République islamique, et le commandant de la milice paramilitaire Bassidj, Gholamréza Soleimani.
«Aucune chance»
«Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et moi-même avons autorisé l'armée à éliminer tout haut responsable iranien» pouvant être tué sans dommages collatéraux majeurs, «sans qu'une approbation supplémentaire soit nécessaire», a par ailleurs annoncé M. Katz.
«Nous continuerons à les empêcher d'agir et à les traquer, tous», a-t-il ajouté.
Mercredi, les médias israéliens revenaient par ailleurs sur les circonstances de la mort de Ali Larijani et du chef des Bassidj.
«Lundi soir, Israël a reçu un renseignement indiquant que Larijani se trouvait dans une planque située dans une banlieue de Téhéran», a affirmé la TV N12.
«Après confirmation de sa présence par la Direction du renseignement militaire, l'appartement a été attaqué».
Des avions de combat israéliens qui survolaient Téhéran ont tiré simultanément 20 bombes d'une tonne sur l'immeuble, totalement détruit.
Selon la TV N12, Ali Larijani n'utilisait pas régulièrement cet appartement, qui était «l'une des nombreuses planques préparées à l'avance pour lui».
«Il n'avait aucune chance de survivre à cette attaque», selon un officiel israélien cité sur son antenne.
Ali Larijani a été tué notamment aux côtés de son fils, ont indiqué les autorités iraniennes, selon les médias iraniens, au domicile de sa fille.
Le chef de la milice Bassidj a été tué peu après, en même temps que son adjoint et dix autres hauts commandants de cette milice.
«Ils étaient réunis en plein cœur de Téhéran, (…) sous une tente dressée entre des immeubles. Huit bombes ont été larguées sur la tente, tuant tous ceux qui s'y trouvaient», a détaillé la N12.
AFP



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