Les cours du pétrole hésitent avec la reprise d'une fraction des exportations de l'Irak via la Turquie, mais le marché reste très prudent face aux ruptures d'approvisionnement provoquées par la guerre au Moyen-Orient.
Vers 10H00 GMT (11H00 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mai, perdait 0,02% à 103,40 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en avril, reculait de 1,53% à 94,74 dollars.
L'Irak a annoncé mercredi la reprise d'une part de ses exportations pétrolières, soit 250.000 barils de pétrole par jour (bpj) acheminés par oléoduc jusqu'à un port turc, après un accord avec les autorités du Kurdistan autonome irakien.
«Cela ne représente qu'une goutte d'eau dans l'océan par rapport aux volumes actuellement bloqués dans le détroit d'Ormuz», souligne Arne Lohmann Rasmussen de Global Risk Management.
La production de l'Irak «est passée de plus de 4 millions de barils par jour avant la guerre à environ 1,2 million de barils par jour (bpj) aujourd’hui, soit une baisse d’environ 70%», précise l'analyste.
De plus, le marché montre «un certain optimisme lié au fait qu’un nombre limité de navires semblent avoir été autorisés par l'Iran à traverser le détroit d'Ormuz», explique M. Rasmussen.
Ce sont des navires en provenance de «pays amis» de l'Iran qui «naviguent plutôt plus près du littoral iranien» pour traverser le détroit, ajoute-t-il.
Cependant, le baril de Brent reste à un prix élevé, au-dessus des 100 dollars.
«Les infrastructures énergétiques dans l'ensemble du golfe Persique continuent d'être prises pour cible par l'Iran» et «parallèlement, la production en amont continue de reculer, les producteurs essayant de gérer les contraintes de stockage», affirment les analystes d'ING.
Selon eux «les réductions de production de pétrole aux Émirats arabes unis et au Koweït atteignent désormais environ 1,5 million bpj et 1,3 million bpj, respectivement. Cela s'ajoute aux réductions d'offre d’environ 2,9 millions bpj et 2 à 2,5 millions bpj signalées en Irak et en Arabie saoudite».
AFP



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