Irak: explosions entendues à Bagdad, attaque contre l'ambassade américaine
Un incendie s’est déclaré dans l’enceinte de l’ambassade des États-Unis, située dans la «Zone verte» fortifiée de Bagdad, le 17 mars 2026, à la suite d’une attaque par drone et roquette, selon des responsables de sécurité. ©Ahmad Al-Rubaye / AFP

Plusieurs fortes explosions ont retenti mardi soir dans la capitale irakienne Bagdad, selon des journalistes AFP, un responsable de sécurité rapportant une attaque de drone et de roquette contre l'ambassade américaine.

Dans un restaurant de Bagdad, où les clients sont restés impassibles malgré les fortes déflagrations, un témoin a dit à l'AFP avoir vu des explosions dans le ciel provoquées par les tirs de la défense antiaérienne de l'ambassade interceptant des projectiles.

Une autre témoin a vu depuis son balcon un incendie aux abords de l'ambassade, le responsable de sécurité faisant également état d'un feu, provoqué par un drone.

«L'ambassade a été la cible d'une attaque de drone et de roquette», a précisé ce responsable s'exprimant sous couvert d'anonymat. Ces derniers jours plusieurs attaques similaires ont visé la représentation diplomatique, dans un secteur ultra-sécurisé du centre de la capitale irakienne.

À l'aéroport international de Bagdad, un drone visant un centre diplomatique et logistique américain a également été abattu mardi soir d'après un autre responsable de sécurité.

Avec la guerre au Moyen-Orient, déclenchée le 28 février par une attaque israélo-américaine contre l'Iran, l'Irak a été aspiré dans un conflit qu'il voulait éviter à tout prix.

Des groupes irakiens pro-iraniens revendiquent quotidiennement des attaques contre des militaires américains ou des sites pétroliers, tandis que ces factions armées sont visées par des frappes imputées à Washington ou Israël.

Un de ces groupes, les Brigades du Hezbollah, a fustigé mardi «la présence américaine» en Irak, réclamant une nouvelle fois le départ de tous les soldats étrangers du pays.

«La présence américaine malveillante est à l'origine de l'instabilité en Irak, et il n'y aura pas de sécurité tant que le dernier soldat étranger n'aura pas quitté le territoire irakien», a indiqué le nouveau «responsable sécuritaire» des Brigades du Hezbollah, Kataeb Hezbollah, Abou Moujahid Al-Assaf, dans un communiqué.

Classées «groupe terroriste» par Washington, les brigades du Hezbollah sont le fer de lance de la «Résistance islamique en Irak», nébuleuse pro-Iran qui revendique chaque jour depuis le début de la guerre «des dizaines» d'attaques de drones et de roquettes contre des bases accueillant des soldats américains, en Irak et au Moyen-Orient.

Lundi soir déjà et mardi avant l'aube, des attaques ont visé à deux reprises la représentation diplomatique américaine, tandis qu'un drone est tombé sur un hôtel de luxe prisé des diplomates étrangers.

AFP

Commentaires
  • Aucun commentaire