Guerre au Moyen-Orient: les conséquences économiques mondiales
Un panneau (à droite) informant les clients que le biodiesel B7 est épuisé est affiché sur une pompe d’une station Shell à Bangkok le 16 mars 2026, suite à des perturbations des importations provoquées par la guerre au Moyen-Orient.détroit d’Ormuz. ©Anthony Wallace / AFP

Voici les dernières évolutions économiques mondiales lundi, au 17ᵉ jour de la guerre au Moyen-Orient:

Irak: attaque de drones contre un champ pétrolier du sud, la deuxième en quatre jours

Une attaque de drones a de nouveau visé lundi soir un des principaux champs d'hydrocarbures du sud de l'Irak déjà à l'arrêt, ont annoncé des responsables de sécurité et du ministère du Pétrole, en pleine guerre au Moyen-Orient.

Le champ de Majnoon, déjà pris pour cible vendredi et situé dans la province de Bassora, «a été visé par deux drones, l'un d'eux s'est écrasé contre un pylône de télécommunications», a indiqué à l'AFP le porte-parole du ministère du Pétrole, Saheb Bazoun, en assurant que l'attaque n'avait pas fait de dégâts.

L'UE pas prête à réorienter sa mission maritime Aspides vers le détroit d'Ormuz

Les chefs de la diplomatie de l'UE, réunis à Bruxelles, ont écarté l'idée d'envoyer dans le détroit d'Ormuz la mission européenne de protection du trafic maritime, Aspides, a indiqué la cheffe de la diplomatie de l'UE Kaja Kallas.

«Personne ne veut participer activement à cette guerre», a-t-elle déclaré devant la presse, à l'issue de cette réunion.

Il y a un risque «assez élevé» de stagflation aux États-Unis, selon l'économiste Stiglitz

La guerre au Moyen-Orient fait courir aux États-Unis un risque «assez élevé» de tomber dans la situation redoutée de «stagflation», mélange de stagnation de l'activité et d'inflation, a déclaré le prix Nobel d'économie américain Joseph Stiglitz.

«Le risque de stagflation semble assez élevé pour les États-Unis», a-t-il affirmé à l'AFP, soulignant que l'économie américaine était déjà «proche de la stagflation» avant même le déclenchement du conflit le 28 février.

Les Bourses européennes terminent en hausse, profitant du repli du pétrole

Les Bourses européennes ont clôturé en hausse, tirées par le repli provisoire des prix du pétrole, à quelques jours d'une réunion très attendue de la Réserve fédérale, puis de la Banque centrale européenne, les premières depuis le lancement de la guerre contre le régime iranien par les États-Unis et Israël le 28 février.

Portée par cette accalmie fragile, Londres a progressé de 0,55%, tout comme Francfort (0,50%) et Paris (0,31%). Milan est restée proche de l'équilibre (+0,07%).

Les cours du pétrole ont reculé lundi, la perspective d'un déblocage plus important qu'anticipé des stocks stratégiques de brut et les espoirs d'une amélioration de la circulation dans le détroit d'Ormuz rassurant quelque peu les investisseurs.

Le baril de West Texas Intermediate, référence américaine, pour livraison en avril, a chuté de 5,28% à 93,50 dollars.

Le baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mai, a perdu 2,84% à 100,21 dollars.

L'Iran menace de viser des entreprises américaines au Moyen-Orient, appelle à évacuer

Les Gardiens de la Révolution iraniens ont menacé de cibler des entreprises américaines au Moyen-Orient, appelant le personnel à évacuer.

«Les employés des entreprises américaines sont priés de quitter immédiatement ces zones. Ces zones seront bientôt ciblées par le Corps des Gardiens de la révolution islamique», ont déclaré les Gardiens sur leur site web officiel Sepah News, sans préciser quelles compagnies seraient visées.

Émirats : la compagnie pétrolière Adnoc suspend ses chargements de brut à Fujaïrah

La compagnie pétrolière nationale des Émirats arabes unis, Adnoc, a suspendu ses chargements de brut au terminal de Fujaïrah après une attaque de drones ayant provoqué un incendie sur le site, a affirmé une source proche à l'AFP.

L'infrastructure pétrolière se trouve sur la côte est des Émirats, sur le golfe d'Oman au-delà du détroit d'Ormuz, bloqué quasi totalement par l'Iran.

Le Sri Lanka passe à la semaine de 4 jours, pour économiser le carburant

Les autorités du Sri Lanka ont annoncé une réduction de la durée de la semaine de travail à quatre jours afin de préserver les maigres réserves de carburant du pays et se préparer à une guerre prolongée au Moyen-Orient.

La mesure s'appliquera également aux écoles et aux universités, dans le cadre des nouvelles politiques d'austérité, et restera en vigueur pour une durée indéterminée.

AFP

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