Liban: des Casques bleus ont essuyé des tirs «probablement de groupes armés non étatiques»
Des soldats espagnols de la FINUL (Force intérimaire des Nations unies au Liban) arrivent pour inspecter des chalets, après que l’armée israélienne les aurait piégés et fait sauter à l’aube, en périphérie de la ville d’al-Khiam, dans le sud du Liban, le 31 janvier 2026. ©Rabih Daher / AFP

La Force intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul) a annoncé que ses Casques bleus avaient essuyé dimanche dans le sud du pays des tirs «probablement de groupes armés non étatiques», deux jours après une autre frappe sur une base.

«Aujourd'hui, les soldats de la Finul ont essuyé à trois reprises des tirs, probablement de groupes armés non étatiques, alors qu'ils effectuaient des patrouilles autour de leurs bases», a déclaré la force.

«Deux patrouilles ont riposté en légitime défense et après de brefs échanges les patrouilles ont repris leurs activités prévues», a indiqué la force, ajoutant qu'aucun soldat n'avait été blessé.

La Finul, présente dans le sud du Liban depuis 1978, a rappelé aux acteurs du conflit «leurs obligations en vertu du droit international de garantir à tout moment la sécurité et la sûreté du personnel des Nations unies».

Cette attaque intervient deux jours après des frappes israéliennes sur le quartier général des casques bleus népalais à Mays al-Jabal, dans le sud du pays, rapportées par l'Agence nationale d'information (Ani).

Début mars, trois casques bleus ghanéens avaient été grièvement blessés dans une attaque sur leur base, le président libanais accusant Israël d'en être à l'origine.

Le Liban a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, quand le Hezbollah a lancé des missiles sur Israël pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué au premier jour de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran.

Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 850 personnes, dont 107 enfants, selon un nouveau bilan annoncé dimanche par le ministère de la Santé.

En visite samedi à Beyrouth, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, avait dénoncé des attaques «totalement inacceptables».

«Elles doivent cesser. Elles constituent une violation du droit international et pourraient être qualifiées de crimes de guerre», avait-il ajouté.

AFP

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