Trump veut frapper l'Iran «très fort» la «prochaine semaine»
Le président américain Donald Trump observe le secrétaire à la Défense Pete Hegseth s’adresser à la presse ©Jim Watson / AFP

Donald Trump a annoncé vendredi vouloir frapper «très fort» l'Iran «la prochaine semaine», signalant qu'une fin de l'opération militaire n'était pas pour tout de suite, tout en remettant à plus tard la perspective d'un renversement du pouvoir à Téhéran.

La guerre se terminera «quand je le sentirai dans mes tripes», a-t-il dit.

Le président américain a par ailleurs minimisé la question du soutien russe à Téhéran.

Les États-Unis vont frapper l'Iran «très fort au cours de la prochaine semaine», a affirmé Donald Trump dans un entretien diffusé vendredi à la radio Fox News.

Les États-Unis et Israël ont touché plus de 15.000 cibles depuis le début de leur guerre contre l'Iran le 28 février, a annoncé vendredi le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth.

Le nouveau guide suprême iranien Mojtaba Khamenei est «blessé» et probablement «défiguré», a par ailleurs affirmé le chef du Pentagone lors d'une conférence de presse.

Dans un message sur Truth Social, le dirigeant républicain a également suggéré que le conflit n'allait pas se terminer dans un avenir très proche.

«Nous disposons d'une puissance de feu sans pareille, de munitions à volonté et de tout le temps nécessaire», a écrit Donald Trump, après avoir plusieurs fois indiqué ces derniers jours que l'offensive militaire allait se terminer «bientôt».

«Pas immédiatement» 

Le président américain a par ailleurs indiqué que la Marine américaine pourrait effectuer des escortes de pétroliers à travers le détroit d'Ormuz après les menaces des dirigeants iraniens de le bloquer, sans toutefois indiquer que de telles opérations seraient imminentes.

«Nous le ferions si nous le devions. Mais vous savez, on espère que les choses se passeront très bien», a-t-il déclaré.

Sur le même ton, Pete Hegseth a dit, pendant sa conférence de presse, qu'il ne «fallait pas s'en faire» au sujet des menaces iraniennes sur ce point de passage vital pour les échanges mondiaux, de pétrole en particulier.

Les Iraniens «sont guidés par le désespoir pur et simple dans le détroit d'Ormuz, c'est quelque chose dont nous nous occupons, et il n'y a pas lieu de s'en faire», a-t-il déclaré.

Le détroit est «un environnement tactiquement complexe» à sécuriser, a toutefois reconnu vendredi le chef d'état-major américain Dan Caine.

Sur un autre sujet, Donald Trump a dit à Fox Radio qu'un renversement du pouvoir par le peuple en Iran se produirait «probablement», mais «peut-être pas immédiatement».

«Quand ils (ndlr: les dirigeants et forces de sécurité iraniennes) se baladent avec des mitrailleuses et qu'ils les abattent et qu'ils disent tous ceux qui manifestent, on va vous avoir dans les rues», je pense que c'est un gros obstacle à franchir pour les gens qui n'ont pas d'armes», a déclaré le président américain.

Il avait promis en janvier aux manifestants iraniens contre le pouvoir que l'aide des États-Unis était «en route», et a exhorté plusieurs fois récemment le peuple iranien à se saisir du pouvoir.

«Lorsque nous aurons fini, emparez-vous du pouvoir, ce sera à vous de le faire. Cela sera probablement votre seule chance pour des générations à venir», avait-il affirmé dans un message vidéo annonçant le début des frappes américaines.

Donald Trump a par ailleurs jugé «possible» dans son entretien avec Fox Radio diffusé vendredi que le président russe Vladimir Poutine «aide un petit peu» l'Iran, avant d'enchaîner: «Et il pense probablement que nous aidons l'Ukraine, n'est-ce pas?»

«Ils le font et nous le faisons», a-t-il ajouté, sur un ton suggérant qu'il ne s'offusquait pas outre mesure du soutien apporté par la Russie à Téhéran.

AFP

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