Six soldats français ont été blessés jeudi dans une «attaque de drones dans la région d'Erbil» au Kurdistan irakien, a appris l'AFP auprès de l'état-major français des Armées.
Ces militaires étaient «engagés dans des actions de formation à la lutte contre le terrorisme auprès de partenaires irakiens», a-t-il ajouté sans plus de précisions.
«Leur prise en charge a été immédiate vers le centre médical le plus proche», a toutefois précisé cette source.
Selon le gouverneur d'Érbil, la frappe impliquait deux drones et a eu lieu sur une base située à Mala Qara située à une quarantaine de kilomètres au sud-ouest d'Érbil, la capitale de la région autonome du Kurdistan irakien.
Cette attaque intervient peu après une autre frappe de drone ayant touché, sans faire de blessés, une base italienne située à Érbil dans une enceinte militaire accueillant d'autres contingents étrangers.
À la suite de cette frappe, les autorités italiennes ont annoncé retirer temporairement tout leur personnel militaire de cette base.
Dans le cadre d'une coalition internationale antijihadiste dirigée par Washington, des militaires de plusieurs pays, dont l'Italie et la France, entraînent au Kurdistan irakien des membres des forces de sécurité kurdes.
Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, la région autonome du Kurdistan irakien et Érbil ont essuyé de multiples attaques imputées à des factions pro-iraniennes et pour la plupart neutralisées par la défense antiaérienne.
Le président français Emmanuel Macron a mis en avant ces derniers jours le «rôle défensif» de la France dans la guerre déclenchée le 28 février par des frappes israélo-américaines sur l'Iran et qui s'étend dans plusieurs pays de la région sous l'effet de tirs de missiles et de drones par Téhéran.
L'objectif est de «protéger les ressortissants français dans la région et d'apporter un soutien aux partenaires de la France, comme le Liban ou les pays de la péninsule arabique, a-t-il expliqué.
Paris a dépêché pour cela un important dispositif aéronaval autour du porte-avions Charles-De-Gaulle en Méditerranée orientale. Ce dispositif est selon M. Macron appelé à mobiliser huit frégates et deux portes-hélicoptères amphibies dans une vaste zone incluant également la mer Rouge et le détroit d'Ormuz dans le Golfe.



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