- Accueil
- Guerre au Moyen-Orient
- Guerre au Moyen-Orient: la Turquie appelle à un arrêt des «attaques israéliennes avant l'effondrement du Liban»
La Turquie hausse le ton face aux frappes israéliennes au Liban. Le ministre des Affaires étrangères Hakan Fidan affirme que ces attaques doivent s’arrêter avant «l’effondrement de l’État libanais ©Ozan Kose / AFP
Les attaques israéliennes doivent cesser avant «l'effondrement du Liban» tandis que la Turquie est en dialogue avec l'Iran et les États-Unis pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, a déclaré jeudi le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan.
«Les attaques israéliennes doivent cesser avant l'effondrement de l'État libanais», a affirmé M. Fidan, après de nouvelles frappes israéliennes qui ont fait 11 morts au Liban.
«L'effondrement du Liban aurait des conséquences profondes pour toute la région, et en particulier pour les pays voisins», a-t-il poursuivi lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue allemand Johann Wadephul à Ankara.
«Le gouvernement Netanyahu est au cœur de toutes les crises de la région. (...) Israël, poursuivant une politique expansionniste, exploite la guerre actuelle pour étendre sa guerre sale au Liban. Le déplacement de près d'un million de personnes est absolument inacceptable», a-t-il ajouté.
La Turquie est en dialogue avec l'Iran et les États-Unis pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et assurer un retour à la table des négociations, a également assuré le chef de la diplomatique turque.
«Nous sommes plus que jamais à l'heure où la négociation et le dialogue sont indispensables. Nos efforts en ce sens se poursuivront. Nous parlons à la fois avec la partie iranienne et la partie américaine», a-t-il précisé.
«Personne n'a intérêt à ce que le chaos règne en Iran. L'enjeu est désormais d'empêcher une nouvelle escalade de cette guerre», a de son côté affirmé le ministre allemand des Affaires étrangères.
«Il est tout à fait juste et prudent que la Turquie prenne en compte les conséquences que la crise actuelle pourrait avoir sur d'éventuels mouvements de réfugiés iraniens vers la Turquie. A ce jour, nous n'avons rien constaté de tel, mais nous avons un intérêt commun à empêcher que cela ne se produise», a ajouté Johann Wadephul.
Le Liban a été entraîné dans le conflit la semaine dernière lorsque le Hezbollah a attaqué Israël en représailles à l'assassinat du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, lors de frappes israéliennes et américaines.
Israël, qui avait déjà mené des frappes au Liban avant le début de la guerre malgré un cessez-le-feu en 2024, a depuis lancé des raids aériens et déployé des troupes au sol dans les zones frontalières.
Selon les autorités libanaises, ces violences ont fait plus de 687 morts et plus de 800.000 déplacés.
AFP
Lire aussi



Commentaires