Iran: plus de 3 millions de déplacés depuis le début de la guerre, selon le HCR
Plus de 3 millions d’Iraniens ont été déplacés à l’intérieur de leur pays depuis le début de la guerre contre Israël et les États-Unis, selon le HCR. ©Photo by ATTA KENARE / AFP

Quelque 3,2 millions d'Iraniens ont été déplacés à l'intérieur de l'Iran depuis le début de la guerre opposant ce pays à Israël et aux États-Unis, a annoncé jeudi le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR).

«Selon des estimations préliminaires, entre 600.000 et 1 million de foyers iraniens sont actuellement déplacés temporairement à l’intérieur du pays en raison du conflit en cours, ce qui représente jusqu’à 3,2 millions de personnes», a annoncé dans un communiqué Ayaki Ito, directeur de la division des urgences et du soutien aux programmes du HCR.

«La plupart d’entre eux fuient Téhéran et d’autres grandes agglomérations pour se réfugier dans le nord du pays et les zones rurales», a-t-il ajouté, estimant que «ce chiffre devrait continuer d’augmenter tant que les hostilités se poursuivent».

Les États-Unis et Israël ont lancé conjointement le 28 février une vaste offensive contre l'Iran. Cette offensive a déclenché une guerre dans l'ensemble du Moyen-Orient.

Alors que les frappes se poursuivaient jeudi en Iran et dans la région au 13ᵉ jour du conflit, le HCR a aussi voulu attirer l'attention sur les personnes réfugiées en Iran.

«Les familles de réfugiés accueillies dans le pays, majoritairement afghanes, sont également touchées. Leur situation précaire et leurs réseaux de soutien limités les rendent particulièrement vulnérables», a prévenu M. Ito.

«Face à l'insécurité croissante et à l'accès restreint aux services essentiels, ces familles quittent les zones sinistrées», a-t-il ajouté, précisant que le HCR «collabore avec les autorités nationales et ses partenaires pour évaluer les nouveaux besoins et renforcer sa préparation face à l'augmentation des mouvements de population».

Dans son communiqué, le HCR a encore alerté sur «l'urgence de protéger les civils, de maintenir l'accès humanitaire et de garantir l'ouverture des frontières aux personnes en quête de sécurité, conformément aux obligations internationales».

AFP

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