L'armée israélienne a mené mardi une frappe près de la ville côtière de Tyr, dans le sud du Liban, après avoir averti qu'elle allait y viser des infrastructures du Hezbollah et exhorté la population à évacuer, selon un média d'État.
«L'ennemi israélien a mené une frappe sur la zone menacée» à Abbassiyé, près de la ville millénaire de Tyr, a indiqué l'Agence nationale d'information (Ani).
L'armée israélienne avait auparavant prévenu qu'elle s'apprêtait à frapper un immeuble à Tyr, ainsi qu'un autre à Saïda.
Le Liban a été entrainé dans la guerre au Moyen-Orient la semaine dernière quand le Hezbollah pro-iranien a frappé Israël en réponse à l'assassinat du guide suprême iranien Ali Khamenei, au début des attaques des États-Unis et d'Israël sur l'Iran.
Israël, qui frappait régulièrement le sud du Liban ces derniers mois malgré le cessez-le-feu en vigueur avec le Hezbollah - l'accusant de se réarmer - a largement intensifié ses bombardements depuis le début du conflit au Moyen-Orient la semaine dernière.
Au total depuis le 1er mars, près de 500 personnes ont été tuées au Liban, selon les autorités.
Plus de 667.000 personnes ont par ailleurs été déplacées par les frappes israéliennes sur le Liban, soit une augmentation de 100.000 personnes en 24 heures, a annoncé mardi le Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR).
La veille, le président libanais Joseph Aoun avait accusé le Hezbollah de vouloir «provoquer l'effondrement du Liban», et proposé des «négociations directes» avec Israël.
Le chef du bloc parlementaire du Hezbollah, Mohamed Raad, a juré en retour de poursuivre le combat contre Israël «quel qu'en soit le prix». «Nous n'avons pas d’autre choix que la résistance», a-t-il affirmé.
AFP



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