Téhéran frappe des groupes d'opposition iraniens dans le Kurdistan irakien
Téhéran vise des groupes kurdes en Irak et menace de nouvelles frappes contre les séparatistes. © SAFIN HAMID / AFP

Des frappes ont visé samedi des militants kurdes iraniens en Irak, dans la région autonome du Kurdistan irakien, ont indiqué des responsables de ces groupes en exil à l’AFP.

Les Gardiens de la Révolution islamique ont déclaré samedi matin avoir ciblé des «groupes séparatistes» dans le Kurdistan irakien, alors que la guerre contre Israël et les États-Unis entrait dans sa deuxième semaine.

La région autonome abrite des camps et des bases arrière tenus par plusieurs groupes de militants kurdes iraniens qui ont été à plusieurs reprises frappés par l’Iran depuis le début de la guerre.

Samedi matin, un responsable d’un groupe d’opposition en exil a déclaré à l’AFP que des drones avaient frappé des positions appartenant à trois partis kurdes iraniens dans la région d’Erbil, dont le Parti démocratique du Kurdistan iranien et le Komala, sans faire de victimes.

Dans la nuit, des attaques ont touché des positions du parti Komala, tuant un combattant et en blessant trois autres, dans la région de Souleimaniye (est), a indiqué un responsable du groupe.

Après minuit, un correspondant de l’AFP a rapporté avoir entendu une explosion et vu de la fumée s’élever d’une zone où se trouvent les bureaux de l’Organisation des Nations unies à Souleimaniye.

Des drones étaient en train de survoler la ville, a ajouté le correspondant de l’AFP.

Plus tôt, les Gardiens de la Révolution ont déclaré dans un communiqué publié par l’agence de presse iranienne Tasnim que «trois sites de groupes séparatistes dans la région irakienne (du Kurdistan) ont été frappés ce matin».

«Si les groupes séparatistes dans la région font le moindre mouvement contre l’intégrité territoriale de l’Iran, nous les écraserons», ont ajouté les Gardiens.

Téhéran a menacé de cibler «toutes les installations» du Kurdistan si des militants tentaient d’entrer sur le territoire de la République islamique.

Le gouvernement irakien et la région autonome ont déclaré vendredi que l’Irak ne devait pas être une rampe de lancement pour des attaques contre les pays voisins, après des informations selon lesquelles des militants pourraient tenter de traverser en Iran.

Le commandant des garde-frontières irakiens, Mohammed Sukar, a déclaré samedi que la frontière irako-iranienne était sécurisée et qu’il n’y avait pas eu de tentative d’infiltration en Iran, selon l’agence de presse irakienne Iraqi News Agency.

AFP

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