Conseil des ministres: les membres du Corps des Gardiens de la Révolution doivent quitter le Liban
Le Conseil des ministres impose des visas d'entrée aux ressortissants iraniens ©Al-Markazia

Une séance du Conseil des ministres s’est tenue jeudi au Grand Sérail.

Lors de l’ouverture de la séance, le Premier ministre, Nawaf Salam, a dénoncé les accusations portées la veille contre le gouvernement (par le secrétaire général du Hezbollah, Naim Kassem), le prétendant aligné sur les décisions israéliennes. Selon Salam, «ce discours est irresponsable, provoque la discorde et ne reflète pas la réalité». Il a précisé que la faute commise n’est pas celle du gouvernement, mais celle de ceux qui ont impliqué le Liban dans des aventures dont les retombées pourraient être catastrophiques pour le pays et sa population.

Concernant la présence militaire syrienne à la frontière, Salam a indiqué que les contacts avec les autorités syriennes ont confirmé qu’il s’agit uniquement de mesures de contrôle et de sécurité, similaires à celles appliquées le long de la frontière irako-syrienne.

Mesures contre les éléments du Corps des Gardiens de la Révolution iranien

Le Conseil des ministres a demandé aux ministères et agences concernées, notamment la Défense et l’Intérieur, de prendre toutes les mesures nécessaires pour empêcher toute activité militaire ou sécuritaire des éléments du Corps des gardiens de la Révolution iranien sur le territoire libanais, avec leur arrestation sous supervision judiciaire en vue de leur expulsion.

Par ailleurs, pour renforcer le contrôle des frontières et la sécurité nationale, le ministre des Affaires étrangères, Youssef Raggi, a proposé d’imposer des visas aux visiteurs iraniens, une mesure qui a été adoptée par le Conseil des ministres, modifiant ainsi le précédent décret du 7 septembre 2011.

Gestion des déplacés et état des lieux humanitaire

Le Conseil a également abordé la situation des déplacés dans le pays. Selon le ministre de la Santé, 77 personnes ont été tuées et 527 blessées dans les récents incidents, portant le total à 604 victimes.

Le ministère des Affaires sociales a recensé 90.000 déplacés, soit près de 20.000 familles, répartis dans 428 centres d’accueil, principalement dans des écoles. À Beyrouth, la capacité d’accueil atteint 78%, ce qui nécessite un déploiement vers d’autres régions.

Chaque ministre a présenté les mesures prises par son département pour répondre à ces besoins et le Conseil a décidé de tenir des réunions quotidiennes pour suivre de près la situation et les actions entreprises.

Autres décisions gouvernementales

Parmi les autres décisions figurent :

  • Le recrutement de 200 officiers stagiaires pour la Direction générale de la sécurité de l’État.

  • La mise à jour du programme de surveillance des communications.

  • L’autorisation pour les élèves libanais et syriens de passer leurs examens officiels même en cas de documents manquants.

  • La nomination des membres du Conseil économique et social.

Déclarations du ministre de l’Information

Le ministre de l’Information, Paul Morcos, a précisé que ces mesures s’inscrivent dans un contexte exceptionnel, soulignant la complexité de la situation sur les plans social, humanitaire et sécuritaire. Il a insisté sur la nécessité d’une communication précise et responsable dans les médias pour refléter fidèlement la réalité sur le terrain et protéger les populations.

 

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