La France autorise des avions américains sur ses bases au Moyen-Orient
L’état-major français confirme la présence temporaire d’aéronefs américains sur des bases françaises au Moyen-Orient, contribuant à la protection des partenaires dans le Golfe. ©Thibaud Moritz / AFP

La France a autorisé «de manière temporaire» la présence d'avions et autres types d'aéronefs américains sur ses bases au Moyen-Orient, théâtre de la guerre déclenchée par les États-Unis et Israël contre l'Iran, a déclaré jeudi à l'AFP l'état-major français.

«Dans le cadre de nos relations avec les États-Unis, la présence de leurs aéronefs a été autorisée de manière temporaire sur nos bases» dans la région, a déclaré une porte-parole de l'état-major, confirmant une information de la chaîne LCI. «Ces aéronefs contribuent à la protection de nos partenaires dans le Golfe».

Le terme d'aéronef inclut tout type d'avions, et d'hélicoptères notamment.

La France affiche depuis le début du conflit une posture «strictement défensive», selon les termes d'Emmanuel Macron, qui a annoncé mardi soir le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles-De-Gaulle, en Méditerranée orientale.

Le président français, qui affirme que l'offensive déclenchée samedi par les États-Unis et Israël est menée «en dehors du droit international», a souligné que Paris devait «prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases ainsi que celle de ses alliés dans la région».

La France est notamment liée par des accords de défense avec le Qatar, le Koweït et les Émirats.

Deux bases françaises aux Émirats ont été attaquées par l'Iran, sans certitude qu'elles aient été délibérément visées, a précisé jeudi sur la radio RTL la ministre française des Armées Catherine Vautrin. La ministre a indiqué que six avions Rafale étaient arrivés en renfort aux Émirats.

Face aux annonces d'Emmanuel Macron, l'opposition de gauche en France a mis en garde contre le risque pour Paris d'être entraîné dans le conflit.

Critiqué vertement par le président américain Donald Trump pour un supposé manque de coopération, le Premier ministre britannique Keir Starmer a affirmé mercredi que «des avions américains opéraient à partir de bases britanniques».

L'Espagne a, elle, de son côté catégoriquement refusé une telle aide logistique aux avions américains.

AFP

Commentaires
  • Aucun commentaire