Au Liban, le marché locatif connaît une demande en forte hausse, entraînant une flambée des prix, selon Walid Moussa, président du syndicat des agents et consultants immobiliers au Liban, dans un entretien accordé à notre confrère Houna Loubnan.
Les loyers peuvent désormais grimper à une fois et demie, voire le double de leur tarif habituel, surtout pour les baux de courte durée d’un à trois mois. Moussa souligne que cette flambée est accentuée par le fait que beaucoup de gens sont actuellement déplacés, mais aussi par la réticence des propriétaires à louer, préoccupés par la situation sécuritaire et le risque que certains locataires puissent représenter un danger.
Il dénonce la «grande anarchie» qui règne sur le marché et appelle à un accord mutuel entre locataires et propriétaires, rappelant que ces derniers restent libres de fixer leurs loyers, l’immobilier étant un bien privé soumis à un marché libéral.
Sur le plan juridique, Moussa recommande le recours au bail saisonnier, précisant que l’article 453 du Code des obligations et des contrats prévoit un bail de trois ans au bénéfice du locataire, mais que des exceptions existent pour des contrats à durée déterminée, permettant d’éviter tout litige futur.



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